Chicago

Le soja recule malgré des ventes importantes à l’étranger


AFP le 21/12/2018 à 09:33

Les cours du soja ont continué à reculer jeudi à Chicago malgré des commandes importantes tandis que ceux du maïs étaient lestés par les inquiétudes sur le marché de l'éthanol. Les prix du blé ont, eux, progressé.

« On a eu de très bons chiffres sur les ventes de soja à l’étranger », a constaté Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors. Le ministère américain de l’agriculture (USDA) a fait état, dans un rapport hebdomadaire, de ventes de près de 3 millions de tonnes de soja lors de la semaine se terminant le 13 décembre, soit un peu plus que prévu par les analystes. Il a également annoncé, dans un rapport quotidien, que 461 000 tonnes de soja ont été vendues. « Mais ces chiffres étaient largement attendus. Et maintenant la question est de savoir si la Chine va continuer, dans un geste de bonne volonté envers Washington, à se fournir auprès des États-Unis ou si elle ne va pas, d’ici quinze jours, de nouveau se tourner principalement vers le Brésil », a relevé Dewey Strickler.

Les chiffres sur les ventes de maïs à l’étranger étaient aussi de bonne tenue. Lors de la semaine achevée le 13 décembre, environ 2,5 millions de tonnes de maïs américain ont été commandées. Et l’USDA a annoncé jeudi une vente de 426 800 tonnes au Mexique. Mais les cours du maïs pâtissent d’un certain ralentissement sur le marché de l’éthanol, fabriqué en grande partie à partir de la céréale. Ainsi la société Pacific Ethanol « a licencié 26 de ses 60 salariés dans une usine d’éthanol à Aurora, dans le Nebraska, en raison du faible rendement économique de la production de biocarburant », ont rapporté les analystes de la maison de courtage Allendale.

Les cours du blé ont de leur côté progressé malgré des chiffres décevants sur les ventes à l’étranger, avec 313 600 tonnes commandées lors de la semaine s’achevant le 13 décembre. « Certains évoquent le fait que l’Égypte, dans son dernier appel d’offre, s’est tournée non vers la Russie mais vers la Roumanie et l’Ukraine», a souligné Dewey Strickler. Signe, éventuellement, que la Russie devient un peu moins compétitive sur le marché mondial. « Mais il n’a pas été question de blé américain non plus », a-t-il nuancé. De façon générale, a ajouté Dewey Strickler, « le marché est assez calme en cette dernière semaine complète de courtage avant la fin de l’année ».

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus échangé, a terminé jeudi à 3,7525 dollars contre 3,8175 dollars à la précédente clôture. Le boisseau de blé pour mars, également le plus échangé, a fini à 5,2350 dollars contre 5,2250 dollars mercredi. Le boisseau de soja pour janvier, contrat le plus échangé, a clôturé à 8,9350 dollars contre 9,000 dollars la veille.