Euronext

Le cours du blé se raffermissent en Europe


AFP le 23/03/2020 à 19:01

Les cours du blé se reprennent lundi sur le marché à terme européen Euronext, après l'interdiction temporaire d'exportation de tout produit céréalier annoncée par la Russie à partir du 20 mars pour faire face aux conséquences de l'épidémie de Covid-19.

Vers 17h00 (16h00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé gagnait 3,75 euros sur l’échéance de mai à 195 euros, et 1,75 euro sur l’échéance de septembre à 187 euros, pour 68 942 lots échangés. La tonne de maïs, elle, gagnait 1 euro sur le contrat de juin à 169,25 euros, ainsi que sur le contrat d’août à 172 euros, pour 1.864 lots échangés.

La Russie a introduit une interdiction temporaire d’exporter tout produit céréalier 10 jours à partir du 20 mars, ont indiqué les agences russes, qui ont obtenu une copie d’une lettre de l’agence sanitaire russe Rosselkhoznadzor. Il s’agit vraisemblablement de garantir les réserves du pays face à la pandémie. Les autorités ont annoncé la semaine dernière des mesures pour améliorer l’approvisionnement des commerces en biens de première nécessité, et la mise en place d’un « couloir vert » d’importation sans frais douaniers de ces biens depuis vendredi dernier pour un mois.

« L’agriculture est la base de notre sécurité, et pas seulement alimentaire, mais aussi économique, sociale (…) Nous avons suffisamment de nourriture », a voulu rassurer jeudi le Premier ministre Mikhaïl Michoustine.

Les cours du blé européen bénéficient aussi des problèmes de logistique, et pas seulement en France : il manque de chauffeurs de camions ou de trains pour conduire des chargements de blé, note le cabinet Agritel. Des problèmes logistiques du même ordre apparaissent en Amérique Latine, toujours liés à l’épidémie de coronavirus, ajoute Agritel.

Sur le plan international, les États-Unis ont livré 756 000 tonnes de maïs à la Chine, et la Turquie a lancé un appel d’offres pour 200 000 tonnes de blé. Au Maroc, les droits de douane pour le blé tendre restent suspendus pour une nouvelle période de 45 jours, soit jusqu’au 15 juin, pour assurer l’approvisionnement du pays. Ce pays connait un déficit hydrique cette année, conduisant la Banque centrale à estimer la récolte de céréales cette année à 4 millions de tonnes contre 5,2 l’an passé.

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