Matières premières

Le café se stabilise, le cacao recule un peu, le sucre grimpe


AFP le 07/06/2019 à 14:56

Le prix du café s'est stabilisé sur la semaine tandis que le cacao a légèrement baissé et que le sucre a grimpé.

Le café stable

Les cours du café ont fait une pause dans leur rebond. Lundi, le robusta avait atteint son plus haut depuis deux mois, à 1 491 dollars la tonne à Londres, tandis que l’arabica a grimpé mardi à 106,15 cents la livre, son plus haut niveau depuis quatre mois. Mais les cours ont dégringolé jeudi et finissent la semaine à l’équilibre. Dans son rapport mensuel pour mai publié mardi, l’Organisation international du café (ICO) a retouché ses prévisions sur le surplus de café (+3,4 millions de tonnes pour la saison 2018-2019). « C’est un petit peu plus bas que le mois précédent », ont constaté les analystes de Commerzbank qui soulignent que le prix de l’arabica s’est ressaisi ces dernières semaines après avoir atteint début mai son plus bas en 13 ans. Mais Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, estime pour sa part que le marché reste prudent, alors que la récolte 2019-2020 est attendue abondante au Brésil, premier producteur mondial.

Le cacao baisse un peu

Les cours du cacao se sont inscrits en légère baisse sur la semaine, malgré une révision à la baisse de l’offre. L’Organisation internationale du cacao (ICCO) a estimé dans son rapport trimestriel publié vendredi dernier que le surplus de l’offre serait de 36 000 tonnes pour la saison 2018-2019, soit 3 000 tonnes de moins que lors de ses précédentes prévisions. « Cela s’explique par une révision à la hausse de la demande industrielle plus marquée que celle de la production des fermiers », ont commenté les analystes de Commerzbank.

Le sucre remonte

Les cours du sucre ont augmenté sur la semaine. « Les analystes ont particulièrement du mal dernièrement à estimer le niveau de la production de sucre au Brésil », a commenté Thomas Kujawa, courtier chez Sucden. Au Brésil, premier producteur mondial de canne, les raffineries transforment une partie de la récolte en éthanol, pour être utilisé comme biocarburant, et une partie en sucre. La production de sucre dépend donc en partie du prix, et donc de la demande, d’éthanol, qui tangue actuellement notamment en raison de la baisse des prix du pétrole.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en juillet valait 1 430 dollars vendredi à 12h20 GMT, contre 1 433 dollars le vendredi précédent à 10h50 GMT. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en juillet valait 101,35 cents, contre 101 cents sept jours auparavant. À Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 338,20 dollars, contre 322,60 dollars le vendredi précédent. À New York, la livre de sucre brut pour livraison en juillet valait 12,45 cents, contre 11,65 cents sept jours auparavant. À Londres, la tonne de cacao pour livraison en juillet valait 1 786 livres sterling, contre 1 804 livres sterling le vendredi précédent. À New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2 434 dollars, contre 2 438 dollars sept jours plus tôt.