Prix des matières premières agricoles

Le café et le cacao rayonnent, le sucre fait grise mine


AFP le 24/05/2019 à 15:35

Le cacao et le café ont grimpé sur la semaine malgré la morosité qui régnait sur les marchés financiers et qui a pesé sur le prix du sucre.

Moins de cacao au Ghana

Les prix du cacao ont grimpé sur la semaine, et approchent de leurs plus hauts niveaux de l’année. Du côté de la demande, « les données des broyeurs étaient meilleures que prévu » lors de leur publication en avril, a souligné Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group, signe que l’industrie n’est pour l’instant pas poussée à utiliser moins de cacao en raison de la montée des prix.

Par ailleurs, la production au Ghana, deuxième producteur mondial, est affectée par une maladie qui touche les cacaoyers, rapporte l’agence Bloomberg, qui affirme que la récolte du pays a été revue à la baisse, à 800 000 tonnes contre 900 000 tonnes initialement. De quoi faire basculer le marché, puisque l’Organisation internationale du cacao (ICCO) estimait en avril que le marché connaîtrait un surplus de l’offre de 39 000 tonnes sur la saison.

La météo réveille le café

Les prix du café ont rebondi sur la semaine. « Les cours de l’arabica ont profité des prévisions météo au Brésil, où une vague de froid est attendue ce week-end dans les régions productrices », ont commenté les analystes de Intl FCStone.

Le Brésil est le premier producteur mondial de café, et cultive principalement de l’arabica. Les cours restent néanmoins sous pression alors que l’offre mondiale s’annonce abondante sur l’année. 

Le sucre lesté par le pétrole

Le sucre a pour sa part reculé, malgré un début de semaine plutôt positif. « C’est probablement le plongeon des prix de l’énergie qui ont empêché les cours de marquer un réel rebond », a commenté Nick Penney, analyste chez Sucden. Au Brésil, premier producteur de canne, la récolte peut aussi bien servir à créer du sucre que de l’éthanol, utilisé comme biocarburant. Quand les cours du pétrole brut ont plongé mercredi et jeudi, les perspectives des prix du carburant ont été également revues à la baisse, et les courtiers ont craint que la production de sucre soit donc encouragée par rapport à celle d’éthanol.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en juillet valait 1.372 dollars vendredi à 11 h GMT, contre 1.310 dollars le vendredi précédent à 11 h 15 GMT. Sur l’Ice Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en juillet valait 94,20 cents, contre 90,75 cents sept jours auparavant.

À Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 322,70 dollars, contre 323,30 dollars le vendredi précédent. À New York, la livre de sucre brut pour livraison en juillet valait 11,55 cents, contre 11,69 cents sept jours auparavant. 

À Londres, la tonne de cacao pour livraison en juillet valait 1.770 livres sterling, contre 1.743 livres sterling le vendredi précédent. À New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2.433 dollars, contre 2.372 dollars sept jours plus tôt.