Coopératives agricoles

La CR insiste auprès d’Emmanuel Macron en faveur du projet d’ordonnance


TNC le 12/02/2019 à 17:45
Bernard Lannes et Véronique Le Floc'h ont souhaité attirer l’attention du président de la République sur la gouvernance des coopératives (©@Élysée)

Bernard Lannes et Véronique Le Floc'h ont souhaité attirer l’attention du président de la République sur la gouvernance des coopératives (©@Élysée)

Invités à l’Elysée, comme tous les autres représentants syndicaux, pour un entretien avec Emmanuel Macron, les leaders de la Coordination rurale ont insisté auprès du chef de l’État pour que l’ordonnance concernant la gouvernance des coopératives soit publiée rapidement.

Bernard Lannes et Véronique Le Floc’h, respectivement président et secrétaire générale de la Coordination rurale, « ont souhaité attirer l’attention du président de la République et du ministre de l’agriculture sur le projet d’ordonnances faisant suite à la loi Alimentation et notamment sur la gouvernance des coopératives. » Comme leurs homologues des autres syndicats, les deux leaders de la CR ont été reçus par Emmanuel Macron lundi 11 février, au lendemain des élections des chambres d’agriculture au cours desquelles la CR a conforté sa deuxième place sur l’échiquier syndical.

« Emmanuel Macron a été attentif aux propositions de la CR », ont-ils commenté. « Il considère que le travail du syndicat sur la responsabilité des entreprises (RSE) appliquée aux coopératives s’inscrit dans une démarche positive. » « La CR a également rappelé ses propositions qui visent à renouer avec les valeurs fondatrices du système coopératif : recherche de la meilleure rentabilité et participation effective des coopérateurs aux décisions, encadrement des filiales et transparence sur leur gestion. »

La Coordination rurale a alerté le locataire de l’Elysée sur « les enjeux de la réforme de la Pac ». Selon ses deux leaders, « il y a la nécessité d’avoir une position novatrice portée par le gouvernement français ». Le syndicat a de nouveau rappelé que « seule une régulation des productions couplée à une application sans faille de la préférence communautaire adossée à l’exception agriculturelle permettront d’obtenir des prix rémunérateurs et de conserver la richesse de l’agriculture européenne ».