Dates de consommation

Des acteurs de la filière alimentaire signent un pacte contre le gaspillage


AFP le 28/01/2020 à 18:25

Une trentaine d'acteurs de la filière alimentaire ont signé mardi à Paris un « pacte » dans lequel ils s'engagent à lutter contre le gaspillage via une meilleure « gestion et compréhension des dates de consommation », selon un communiqué commun.

Son objectif ? Que l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire le signent et s’engagent pour réduire le gaspillage alimentaire à leur tour, précisent ses 38 premiers signataires, réunis mardi soir lors d’une cérémonie au ministère de la transition écologique. Initié par l’application anti-gaspillage « Too Good To Go », déjà à l’origine d’un « livre blanc » sur les dates de péremption, le pacte comprend dix engagements « co-construits, concrets et mesurables ». Ils reposent sur quatre « piliers d’action » : « éduquer et sensibiliser l’ensemble des publics », « clarifier la différence entre DLC (date limite de consommation) et DDM (date de durabilité minimale) auprès des consommateurs », « optimiser la valorisation des produits exclus des circuits de vente » et enfin « collaborer entre acteurs du secteur pour harmoniser les bonnes pratiques et optimiser les flux de distribution».

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Un avis rendu par la Commission européenne en 2011 avait évalué à 20 % le gaspillage alimentaire des foyers dû à une mauvaise compréhension des dates de consommation. Parmi les premiers signataires figurent tant des distributeurs (Carrefour, Casino, Auchan, Système U) que des industriels (Bel, Danone, Savencia), des fédérations professionnelles (Ania, FCD) ou des associations (Familles rurales).

Lucie Basch, la fondatrice et présidente de « Too Good To Go », citée dans le communiqué, décrit « un plan d’action ambitieux et mesurable », permettant aux parties prenantes de « s’engager concrètement pour des pratiques plus responsables ». C’est une « opportunité pour des entités habituellement en forte concurrence de collaborer et d’échanger pour, ensemble, faire mieux », car, selon elle, « les consommateurs demandent aujourd’hui des actes concrets sur ce sujet si essentiel, l’écologie ne peut être partisane ».

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