Pastoralisme

Après la nouvelle attaque d’ours, les syndicats excédés par le mépris de l’Etat


TNC le 28/06/2019 à 15:23

Suite au dérochement d’un troupeau de 250 brebis en Haute-Ariège, les syndicats agricoles se disent excédés par le « mépris » et « l’aveuglement » du gouvernement.

« Gardez vos ours et fichez la paix aux éleveurs. » « Les éleveurs trahis et abandonnés par le gouvernement. » Deux jours après une nouvelle attaque d’ours, qui a provoqué le dérochement d’un troupeau de 250 brebis sur une estive d’Aston, en Haute-Ariège, le syndicalisme majoritaire d’un côté, la Confédération paysanne de l’autre, dénoncent l’aveuglement des pouvoirs publics et leur « mépris » des éleveurs.

« L’aveuglement des pouvoirs publics et des associations de défense des prédateurs n’ont que faire de la détresse, du mal être des éleveurs et de leurs familles atteintes dans leur chair par ces attaques répétées », écrivent conjointement la FNSEA, la FNO, JA, la FNB et la FNC. « Les éleveurs sont excédés d’être bâillonnés et de subir des contraintes imposées d’en haut. »

« Que soient éliminés tous les ours qui s’attaquent aux troupeaux »

Ces syndicats demandent « qu’un soutien moral et psychologique soit apporté aux éleveurs meurtris et à leur famille », « que les préjudices économiques subis soient immédiatement réparés pour que les deux éleveurs concernés puissent reconstituer leur troupeau », et que « soient éliminés tous les ours qui s’attaquent aux troupeaux ».

« La colère et le sentiment d’abandon sont d’autant plus forts que ces éleveurs sont pour la deuxième fois confrontés à ce drame après un dérochement survenu au même endroit en 2005 après une attaque d’ours », réagit la Confédération paysanne. « Le ministère de la transition écologique et solidaire doit sortir du déni et cesser de mépriser les éleveurs et éleveuses, signant ainsi la condamnation du pastoralisme à l’échelle du massif pyrénéen. »

À lire : Attaque d’ovins – Première attaque en France d’une ourse lâchée en octobre