Biométhane

Des dizaines d’acteurs demandent un soutien à Emmanuel Macron


AFP le 20/02/2019 à 10:09
Le projet de PPE présenté en janvier par le gouvernement réduit les ambitions sur le biogaz, qui devrait représenter 7 % de la consommation de gaz en 2030 au lieu de 10 %. (©TNC)

Le projet de PPE présenté en janvier par le gouvernement réduit les ambitions sur le biogaz, qui devrait représenter 7 % de la consommation de gaz en 2030 au lieu de 10 %. (©TNC)

Des dizaines d'acteurs du biométhane (régions, syndicats professionnels, associations environnementales...) interpellent Emmanuel Macron pour lui demander de soutenir la filière, dans un texte rendu public mardi, alors que les ambitions ont été revues à la baisse.

« Nous, acteurs engagés dans la transition énergétique et climatique, croyons au développement du biométhane en France, en complément des actions de sobriété et d’efficacité énergétique », écrivent-ils dans une lettre adressée au président de la République et qui doit être publiée dans la presse. Elle est signée par 42 acteurs allant de l’Association française du gaz (AFG) au syndicat agricole FNSEA, en passant par l’ONG de défense de l’environnement WWF et plusieurs grandes régions françaises.

« Nous ne pouvons nous passer d’une filière qui crée des revenus pour les agriculteurs, des emplois non délocalisables et contribue efficacement à la préservation des ressources et à la lutte contre le changement climatique », estiment les signataires. « Faisons de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) un accélérateur au développement d’un modèle français durable de production de gaz renouvelable », plaident-ils. « Donnez aux acteurs des territoires les moyens d’accompagner l’émergence de cette énergie propre », demandent-ils à Emmanuel Macron.

Le projet de PPE présenté en janvier par le gouvernement réduit les ambitions sur le biogaz, qui devrait représenter 7 % de la consommation de gaz en 2030 au lieu de 10 % prévu dans la loi sur la transition énergétique. La production de biométhane est pour l’instant bien plus coûteuse que celle du gaz naturel, si bien qu’elle nécessite « un soutien public conséquent », rappelle le gouvernement dans ce projet de texte.