Semaine de l'agriculture

Une nouvelle #GénérationEleveurs, ou plutôt d’éleveuses, bien dans leur métier !


TNC le 19/05/2021 à 10:18

Dans le cadre de la semaine de l'agriculture, du 13 au 24 mai, le site www.devenir-eleveur.com de la Confédération nationale de l'élevage publie la série de vidéos #GénérationEleveurs. Conformément à sa devise - « découvrir, accéder et s'épanouir dans le métier d'éleveur » - ces témoignages mettent en avant la profession à travers les hommes et les femmes qui l'exercent. Parmi eux, ceux de Bérénice et Albane, dignes représentantes de ces jeunes femmes, déterminées et bien dans leurs bottes, de plus en plus nombreuses à se lancer dans l'élevage bovin.

Puisque le grand public n’a pas pu cette année échanger avec les agriculteurs lors du Salon de l’agriculture, annulé à cause de la pandémie de Covid-19, ce sont les producteurs qui viennent à la rencontre de leurs concitoyens lors de la Semaine de l’agriculture, du 13 au 24 mai, en particulier sur les réseaux sociaux. Ainsi, la plateforme web www.devenir-eleveur.com de la Confédération nationale de l’élevage (CNE) diffuse une série de vidéos, également disponibles sur Youtube, Facebook, Twitter…

Chaque jour, Matis, jeune reporter, se rend sur une exploitation différente (production et région notamment) pour que la nouvelle #GénérationEleveurs parle de son métier, de pourquoi elle a choisi de l’exercer et s’y épanouit. En bovins, c’est plutôt la nouvelle génération d’éleveuses qui est à l’honneur avec Bérénice, productrice de vaches allaitantes et Albane de vaches laitières, qui l’incarnent parfaitement. Elles sont très à l’aise dans leur élevage et savent ce qu’elles veulent.

Bérénice : « Je me sens libre, dans mon élément »

Bérénice, jeune maman de 30 ans, est installée près de Libourne (Dordogne) depuis 10 ans. Avec son salarié, elle élève un troupeau de 200 vaches bazadaises. Une race rustique, originaire de Bazas, une commune située à 1 h 30 de là. Et qui « fait de petits veaux, grossissant progressivement ». « C’est une super race, je n’en changerait pour rien au monde », lance-t-elle. « Les vaches sont arrivées dans ma vie à l’adolescence, quand on se cherche un peu », poursuit la jeune femme qui ne regrette absolument pas d’avoir choisi le métier d’éleveuse. « Je me sens libre, dans mon élément, au milieu de la nature et des animaux ! »

Il faut faire doublement ses preuves, c’est motivant !

Bérénice apprécie particulièrement le printemps, où « tout se réveille » et où «  les bêtes sortent au pré avec leurs tout jeunes veaux, nés à la fin de l’hiver ». « Il y a plein de choses à faire, c’est beaucoup de surveillance », ajoute la jeune productrice qui pratique le pâturage tournant, avec changement de parcelle tous les trois jours, afin de « toujours donner aux animaux une herbe de grande qualité ». En tant que femme, « il faut faire doublement ses preuves », reconnaît-elle, trouvant cela plutôt « motivant » quand on a comme elle « du caractère ». « On est de plus en plus d’éleveuses et on parvient à tout faire ! », conclut Bérénice.

Albane : « Les femmes se lancent plus facilement qu’avant »

L’installation d’Albane, à Surzur dans le Morbihan sur une ferme de polyculture-élevage à dominante laitière, est toute fraîche puisqu’elle date du 1 er janvier dernier. En société avec son père et son compagnon, elle s’occupe principalement des vaches laitières Prim’holstein : traire en binôme avec sa mère ou son conjoint, soigner les veaux pendant que celui-ci se charge de l’alimentation, gérer le pâturage. Dans la vidéo, elle explique d’ailleurs la traite de manière très pédagogique pour les non-spécialistes qui pourraient la regarder. Surtout l’importance du nettoyage et de la désinfection des trayons pour la qualité du lait, et la manière dont on branche les griffes de la machine au pis.

Une passion instinctive d’abord, puis un déclic.De la naissance de mon veau, à la production laitière de ma vache. 

Albane raconte sa « passion de l’animal », « depuis la naissance de mon veau jusqu’à la production laitière que va me donner ma vache », insiste-t-elle. Une passion venue d’abord « instinctivement », au fil des années pendant qu’elle aidait ses parents sur l’élevage, avec « un déclic » quand ils ont voulu diminuer le cheptel à l’approche de la retraite. « Je ne pouvais pas laisser partir l’exploitation où j’avais grandi, sachant que l’envie (de prendre la suite, NDLR) était là », s’est-elle dit alors. « Et quand on veut, on est capable ! », s’exclame-t-elle. « On l’est autant que les hommes. D’ailleurs, les femmes se lancent plus facilement qu’avant ! »

Je ne pouvais pas laisser partir la ferme, sachant que l’envie était là.