Grippe porcine

Un cas détecté chez un homme en Bretagne


AFP le 11/09/2021 à 18:35

Un homme a été hospitalisé en raison d'une influenza porcine, a annoncé vendredi l'Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne, qui appelle à une « vigilance des professionnels de santé ».

« Le Centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires de l’institut Pasteur a confirmé, le 3 septembre 2021, un cas d’infection humaine par un virus influenza d’origine porcine (H1N2)v », a indiqué l’ARS dans un communiqué, précisant que l’état clinique du patient était « favorable ».

« À ce stade, il ne peut être confirmé de lien entre l’infection et l’exposition de l’individu à des porcs vivants dans la semaine précédant l’apparition des symptômes. Aucune autre personne symptomatique n’a été détectée dans l’entourage proche du patient », précise l’ARS.

L’agence a toutefois demandé « aux professionnels de santé de la région de réaliser une recherche systématique de virus grippaux chez toute personne en contact avec des porcs » et présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë, comme la fièvre, des maux de gorge, des maux de tête ou de la toux.

Quelques cas humains déjà recensés

Par ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été mandatée pour conduire des investigations épidémiologiques dans l’élevage de porcs supposé à l’origine de la contamination, selon le communiqué qui ne donne pas d’indication géographique sur l’élevage.

Quelques cas de transmission de virus influenza à l’homme ont déjà été détectés dans le monde. Ainsi, depuis janvier, environ une dizaine de cas d’infection humaine par des virus A(H3N2)v, A(H1N1)v et A(H1N2)v d’origine porcine ont été ainsi confirmés aux États-Unis, au Canada, à Taiwan, au Danemark et en Allemagne, d’après la même source.

Les cas humains d’infection par des virus influenza porcins sont généralement bénins, bien que quelques cas sévères aient été signalés, et « aucune chaîne de transmission interhumaine soutenue n’a été rapportée à ce jour », selon l’ARS.