Pratiques anticoncurrentielles

Soupçons d’ententes dans le secteur du saumon atlantique d’élevage


AFP le 20/02/2019 à 11:20

La Commission européenne a annoncé mardi avoir mené des inspections surprises dans plusieurs entreprises spécialisées dans le saumon atlantique d'élevage soupçonnées d'avoir contrevenu aux règles interdisant les ententes et les pratiques commerciales restrictives.

« La Commission européenne confirme que le 19 février 2019, ses fonctionnaires ont effectué des inspections inopinées dans plusieurs États membres dans les locaux de plusieurs entreprises du secteur du saumon atlantique d’élevage », a indiqué l’exécutif bruxellois dans un communiqué.

Le numéro un mondial du secteur, le groupe norvégien Marine Harvest, a confirmé que deux de ses sites de conditionnement, à Edimbourg en Ecosse et aux Pays-Bas, ont été inspectés, mais a nié toute entente. Le groupe a des usines en Belgique, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne et au Royaume-Uni. « Nous n’avons rien à cacher (…) Nous coopérons pleinement avec la Commission, nous n’avons rien à craindre », a assuré Ola Hjetland, responsable de la communication du groupe.

Trois autres entreprises norvégiennes, dont le groupe Grieg, ont également été contrôlées, a-t-on appris de source proche du dossier. Les fonctionnaires de la Commission étaient accompagnés de leurs homologues des autorités nationales compétentes en matière de concurrence, a précisé la Commission. « Les inspections inopinées constituent une étape préliminaire d’enquête sur les pratiques anticoncurrentielles présumées », a rappelé l’exécutif bruxellois. « Le fait que la Commission effectue de telles inspections ne signifie pas que les entreprises sont coupables de comportement anticoncurrentiel ni qu’elle préjuge du résultat de l’enquête elle-même », a-t-il souligné. « Il n’y a pas de date limite légale pour mener des enquêtes sur les pratiques anticoncurrentielles. Leur durée dépend d’un certain nombre de facteurs, notamment la complexité de chaque affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l’exercice des droits de la défense », a-t-il ajouté.