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Coût de l’alimentation

Nutrition animale : le SNIA alerte sur la hausse des prix


TNC le 03/09/2021 à 09:11
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« La hausse continue des prix des matières premières impacte sévèrement les coûts d’alimentation des animaux d’élevage », alerte le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA).

« La nouvelle campagne commence avec des cours élevés et très volatils » pour toutes les matières premières valorisées en alimentation animale, s’inquiète dans un communiqué François Cholat, le président du Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA).

Le prix des aliments composés dépendant « à 80 % du prix de ces matières premières », il décrit une « situation particulièrement complexe » pour les filières d’élevage.

En plus d’une « hausse indiscutable du coût de l’alimentation des animaux en élevage », François Cholat précise que « les hausses concernent aussi d’autres postes comme la construction de bâtiments, l’énergie et la logistique ». Il craint une fragilisation des éleveurs et des producteurs de biens intermédiaires : « pour nos entreprises dont le résultat net moyen est proche de 1 %, les marges de manœuvre sont nulles ».

Hausse marquée dans les filières garanties « nourri sans OGM ».

Le SNIA évoque une conjoncture haussière particulièrement marquée dans les filières garanties « nourri sans OGM ». Celles-ci affrontent « un manque de disponibilité de tourteaux de soja depuis plusieurs mois », ce qui a provoqué une forte hausse de la prime « non OGM » sur le tourteau de soja (85 €/t en 2020, 280 €/t en mai 2021).

François Cholat pointe une « situation inédite » : un nombre croissant d’élevages nourris sans OGM et en parallèle « des fabricants qui peinent à trouver ces matières premières ». Résultat : des «  tensions sur le marché du soja non OGM » qui « obligent le secteur à naviguer sans visibilité ».

« Accepter de payer le juste prix »

Le SNIA constate aussi une hausse du coût des aliments destinés aux filières biologiques, qu’il entend « objectiver en construisant un indicateur spécifique ». « Il s’agit d’assurer une cohérence entre le développement des productions végétales et les besoins à la hausse en matières premières pour l’alimentation biologique des animaux d’élevage », ajoute le syndicat.

Et d’arguer : « À l’heure où il est demandé d’investir lourdement pour répondre aux attentes sociétales, pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire, pour maintenir un haut niveau de sécurité sanitaire et pour maîtriser les impacts environnementaux, la rentabilité des activités économiques est un préalable. Il faudra accepter de payer le juste prix ».