Viande bovine

Les gros bovins bio et sous Siqo ont aussi leurs cotations


TNC le 19/08/2022 à 14:57
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Jusqu’ici, les animaux bio ou sous Signe d’identification de qualité et d’origine ne disposaient pas de cotations dédiées. (©AdobeStock)

Depuis début août, la réforme des cotations « gros bovins entrée abattoir » distingue les animaux standard des animaux produits en agriculture biologique ou sous d’autres signes de qualité et d’origine. Une évolution qui apporte plus de lisibilité et de transparence, selon la FNB.

La réforme des cotations bovines des  gros bovins « entrée abattoir » est entrée en application le 2 août. Un arrêté publié le 8 juillet dernier modifie celui du 6 février 2012 sur les modalités d’établissement de ces cotations.

Désormais, les gros bovins en agriculture biologique et les animaux sous Signe d’identification de qualité et d’origine (Siqo) hors-bio (c’est-à-dire Label rouge, AOP, IGP ou STG) bénéficient de cotations mensuelles spécifiques. Les grilles hebdomadaires sont maintenues pour les animaux produits en élevage conventionnel.

Ces cotations sont publiées sur le site Visionet de FranceAgriMer : le mardi soir de chaque semaine pour les grilles standard nationales et régionales, le second mercredi du mois pour les grilles bio et Siqo nationales.

« Les changements décrits dans cet arrêté sont le fruit d’un long travail mené en étroite collaboration par l’administration et les professionnels du secteur de la viande bovine », écrit FranceAgriMer.

Le 2 août, la FNB se félicitait sur Twitter de « l’aboutissement des travaux » après « trois années de lutte » face au «  manque de transparence et de lisibilité » de l’ancien système de cotations.

Elle saluait aussi la prise en compte des particularités des marchés : la publication hebdomadaire pour les animaux standard permettra de « répondre au mieux aux variations du marché » tandis que la publication mensuelle pour les animaux bio et sous Siqo répondra « aux circuits de distribution, qui se font sur le long terme ».

Le seuil de publication a par ailleurs été réhaussé : pour apparaitre dans la grille, il faudra que le nombre d’animaux abattu pour chaque typologie dépasse 80, contre 20 auparavant, ce qui devrait « éviter les effets de marché ponctuels qui faussaient les variations d’une semaine sur l’autre », estime la FNB.

FranceAgriMer indique que « les frais d’approche incluant le transport, pouvant être intégrés aux cotations, seront précisés par voie de circulaire ». Sur le sujet, la FNB loue l’« harmonisation dans la méthode de calcul ».

Une réforme des cotations des gros bovins maigres est aussi en cours, et prévoit notamment, selon Culture viande, « une refonte des zones géographiques de cotations et des cahiers des charges ».

Pour suivre les évolutions des cours des matières premières agricoles, rendez-vous sur les cotations Agri Mutuel.