Installation en bovins lait

Les atouts et faiblesses des différents outils de financement


TNC le 10/08/2020 à 13:57
DJA, prêts bancaires ou familiaux, financement participatif, portage foncier... de nombreuses solutions existent pour aider financièrement les jeunes agriculteurs à s'installer mais toutes n'ont pas les mêmes intérêts ni contraintes. (©TNC)

DJA, prêts bancaires ou familiaux, financement participatif, portage foncier... de nombreuses solutions existent pour aider financièrement les jeunes agriculteurs à s'installer mais toutes n'ont pas les mêmes intérêts ni contraintes. (©TNC)

Dans le cadre de l'étude "Les solutions de financement pour aider l’installation des jeunes agriculteurs dans le secteur laitier", FranceAgriMer et l'Idele ont listé les divers dispositifs existants en France, avec leurs avantages et inconvénients. Tour d'horizon.

1- La Dotation jeune agriculteur (DJA)   

+ Finance le besoin de fond de roulement du jeune installé

+ Modulable

− Certaines banques ne l’intègrent pas dans le financement des projets d’installation en agriculture

2- Les offres bancaires classiques

+ Couvre pratiquement l’intégralité du financement des dossiers d’installation agricole

+ Taux d’emprunt historiquement bas

Mais variables selon la situation du porteur de projet

Garantie requise selon le risque 

3- Les prêts flexibles

+ Courants

Mais relativement nouveaux 

Modalités de flexibilité à ajuster

4- Les prêts familiaux

+ Recours fréquent

+ Coût modéré

Souscrire une assurance ou une garantie

5- Le crédit vendeur

+ Achats progressifs possibles

Peu connu ni utilisé

6- Les prêts d’honneur à taux zéro

+ Pas de frais financiers ni de frais de garanties

+ N’augmente pas les investissements ni le prix de la reprise d’exploitation

Durée d’emprunt courte

Accès restreint

Régis par la règle des minimis

Disparités régionales

7- Le financement participatif par don ou prêt

Permet d’accéder plus facilement aux prêts bancaires

+ Et de tester les aptitudes entrepreneuriales du futur installé

Montants peu importants et frais de collecte

Destiné plutôt aux projets alternatifs

Frais d’emprunt élevés comparé aux taux proposés actuellement par les banques

8- Les garanties (Sogal, Socamuel, Siagi, Régions, etc.)

+ Offre répandue

+/− Coût abordable mais supérieur à la caution familiale

Peu connues ni employées

9- Les fonds d’investissement non bancaires (Labelliance Agri, Soléo développement…)

Offre disponible

Mais rarement sollicitée

Hauts niveaux de rémunération et de frais de gestion 

Durée limitée

Agriculteurs peu enclins à faire appel à des investisseurs extérieurs

10- Les subventions à l’installation (État, collectivités locales…)

+ Diminution, dans certains cas, du besoin de financement des investissements des futurs éleveurs

Augmentation du prix des investissements

Trop d’attente que ce soit pour l’accord ou le versement

11- Le portage du foncier

+ Réduit ou reporte le besoin de financement d’achat de terres agricoles

+ Sécurise l’accès au foncier pour les jeunes agriculteurs

Faibles surfaces

Pas accessible partout en France

12- Les dispositifs ARE et ARCE

+ Complètent le revenu le temps que le projet se mette en place

Il faut être demandeur d’emploi indemnisé