Élevage laitier

Emmanuel Turban (22) : « Un système intensif qui maîtrise son rejet de C02 »


TNC le 31/05/2019 à 11:32

Être en système laitier intensif avec des animaux qui ne pâturent pas et maîtriser son bilan carbone, c'est possible. C'est ce qu'explique Emmanuel Turban, éleveur des Côtes d'Armor. Grâce notamment à la méthanisation, le bilan carbone de son exploitation est passé de 90 g de C02 par litre de lait produit à 70 g.

Emmanuel Turban est l’un des cinq associés du Gaec du Vieux Manoir, situé à Pommerit-le-Vicomte dans les Côtes d’Armor (22). Il explique être dans un «  système laitier intensif » avec 200 vaches laitières qui ne pâturent pas.

Il y a plusieurs années, le Gaec a réalisé un bilan carbone : à l’époque, leur production émettait 90 g de C02 par litre de lait produit, un chiffre qui se situait en dessous de la moyenne. Aujourd’hui, il a encore diminué pour passer à 70 g de C02 par litre de lait produit.

Emmanuel explique : « Nous avons mis en place plusieurs choses pour réduire nos émissions de GES : nous cultivons en TCS, nous pratiquons les vêlages précoces en inséminant nos génisses entre 12 et 13 mois pour des vêlages à 21-22 mois et enfin, nous nous sommes lancés dans un projet de méthanisation il y a cinq ans, qui est maintenant opérationnel. » Et de conclure : « On peut être dans un système intensif tout en étant raisonnable en termes de CO2 rejeté par notre production »

En France, 8 000 fermes laitières sont déjà engagées dans la démarche « ferme laitière bas carbone » qui vise à promouvoir les pratiques agricoles et les leviers d’action pour réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre produits par l’élevage d’ici 2025. C’est notamment le cas de Jean-Marc Burette.

À lire aussi le reportage chez l’éleveur Jean-Marc Burette (62) : « Moins d’émissions de GES, plus de revenu »