Collecte laitière

Dixième mois consécutif de baisse


TNC le 07/08/2019 à 10:21
 (©Agreste)

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La collecte de lait de vache a encore reculé de - 1,6 % en mai 2019 comparé au même mois de l'année précédente, selon le service de la statistique, de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'agriculture Agreste. Ce chiffre marque le dixième mois de baisse consécutif depuis août 2018.

Dix mois que la collecte laitière française baisse ! Le service de la statistique, de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’agriculture (Agreste) indique qu’elle « s’est rétractée de – 1,6 % en mai 2019 » par rapport à l’année passée à la même période. En cause : les aléas climatiques et le recul structurel surtout observé dans le sud du pays. Le repli concerne principalement le nord-est (- 7 %) et le sud-ouest (- 6,7 %), un peu mois le sud-est (- 2 %), les volumes collectés restant stables dans le Grand-Ouest et ayant légèrement progressé en Nord-Picardie (+ 0,9 %) et en Normandie (+ 1,9 %). Il n’a qu’en bio que la collecte de lait s’est améliorée : 4,5 % du volume total contre 4,2 % le mois précédent.

Lire aussi : Agreste − Le recul de la collecte laitière continue en février 2019

En Europe, en revanche, elle a progressé de + 1,4 % d’avril 2018 à 2019 avec une très forte croissance en Irlande (+ 15,3 %) et un peu plus faible au Royaume-Uni (+ 4,4 %), en Pologne (+ 2,8 %) et en Espagne (+ 1,5 %). Toutefois, elle diminue un peu aux Pays-Bas (-1,7 %), en Italie (- 0,6 %) et en Allemagne (- 0,5 %).

Voir également : Sécheresse et canicule − Un impact sur les marchés du lait et de la viande bovine, en France et ailleurs 

Quant au prix du lait, il « s’établit à 327 €/1 000 l en conventionnel standard (38/32 g/l de taux) », ce qui représente une progression de + 6,6 % en un an. Tous types de lait confondus, le prix moyen atteint 342 €/1 000 l, soit une augmentation de + 6,2 % comparé à mai 2018. Le lait biologique, lui, a été payé 409 €/1 000 l en moyenne, soit 4 € de plus qu’il y a un an. « Les prix du lait (toute catégorie, NDLR) à teneurs réelles sont en hausse dans tous les bassins laitiers », précise l’organisme, davantage dans les petits (de + 6,7 % dans le Centre à + 11 % dans le Poitou-Charente) que dans les grands (de + 4,5 % dans l’est à + 9,4 % dans le Grand-Ouest et le Nord-Picardie).