Quotas de pêche 2020

Bruxelles continue de protéger le cabillaud


AFP le 24/10/2019 à 17:09

La Commission européenne a proposé jeudi de fortes baisses pour les quotas de pêche de cabillaud en 2020, afin de protéger cet espèce encore fragile à l'ouest des îles britanniques et de la Manche.

L’exécutif européen propose une réduction de 88 %, à 189 tonnes, des possibilités de pêche par rapport à 2019 pour le cabillaud en zones ouest Irlande, Manche Ouest, mer Celtique. Et une baisse de 68 % à 257 tonnes en mer d’Irlande. Elle suggère également « des mesures de sauvegarde pour s’assurer que le volume de cabillaud et de merlan en mer Celtique retrouve des niveaux sains » : sélectivité accrue, fermetures de pêcheries, contrôles pour éviter les rejets illégaux à la mer. Dans le même esprit, elle souhaite une hausse des quotas pour l’églefin en mer Celtique inférieure à celle autorisée par les avis scientifiques. Car, est-il expliqué, même si le stock pour ce poisson se porte bien, il s’agit de limiter les prises accidentelles de cabillaud qui seraient effectuées en même temps. La Commission propose une hausse de 30 % à 10 859 tonnes.

Toujours pour l’églefin, elle propose en revanche de réduire de 16 % à 3 156 tonnes le quota en mer d’Irlande. La Commission propose des quotas, ou « totaux admissibles de capture » (TAC), pour chaque stock, ensuite répartis par pays membre. Elle s’appuie pour cela sur des avis scientifiques pour proposer des niveaux correspondants au « rendement maximal durable » (RMD) visant à éliminer la surpêche et préserver les stocks halieutiques.

L’année 2020 est la date limite prévue par la Politique commune de pêche pour que tous les stocks soient pêchés à des niveaux durables. L’exécutif européen propose une légère réduction du quota de sole en mer du Nord (- 2 % à 12 317 tonnes), et une baisse de 19 % à 42 235 tonnes pour le merlu dans la majeure partie du golfe de Gascogne. Bruxelles propose en outre de reconduire en 2020 le système d’échanges de quota mis en place pour l’année en cours. Celui-ci permettra notamment aux États membres de s’assurer que leurs pêcheurs respectifs ne se retrouvent pas sans possibilité de travailler en raison de mesures restrictives. Les États membres se retrouveront pour négocier lors d’un conseil des ministres de l’UE les 16 et 17 décembre à Bruxelles.