Maïs fourrage

Après une campagne difficile, que nous révèle ce maïs 2019 ?


TNC le 12/11/2019 à 15:09
Digestibilité et amidon : l'analyse du maïs permettra de connaitre la qualité du fourrage pour caler la ration. (©TNC)

Digestibilité et amidon : l'analyse du maïs permettra de connaitre la qualité du fourrage pour caler la ration. (©TNC)

Les premiers silos du maïs 2019 sont déjà ouverts. Si la quantité n'est pas au rendez-vous, qu'en est-il de la qualité du fourrage ? Amidon et digestibilité : l'analyse vous aidera à caler la ration au plus juste.

Plus de 60 % des éleveurs n’attendent pas que leur silo de maïs soit stabilisé pour l’ouvrir. Si l’idéal est de le laisser 2 mois fermenter avant de l’entamer, les conseillers préconisent souvent d’attendre au minimum 3 semaines. Pour beaucoup, cette attente n’a pas été possible. En effet, la sécheresse a pénalisé la pousse de l’herbe, ce qui a obligé les éleveurs à piocher dans les stocks d’hiver.

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Un début de campagne au ralenti suivi d’un fort déficit hydrique

Du côté des rendements, le maïs fourrage est à la traîne cette année : 11,7 t MS/ha en moyenne, moins qu’en 2018 et qu’en 2017. On note d’ailleurs de grosses disparités d’un département à un autre et Arvalis affirme que « les semis tardifs sur les zones qui ont bénéficié de quelques pluies fin juillet/début août correspondent aux situations qui s’en sortent le mieux. »

Les experts de l’institut rappellent : « Les semis ont été relativement étalés allant de la mi-mars à la mi-mai mais les températures fraîches ont ralenti le développement des maïs en début de cycle, les exposant alors plus longtemps aux ravageurs. Ensuite, les intervention herbicides et désherbage mécaniques ont été compliquées par les conditions climatiques peu favorables. »

C’est à partir de la mi-juin que la chaleur a pris le pas, pénalisant la fécondation des épis au moment de la floraison. « Dans les situations les plus difficiles, sols avec de faibles réserves en eau et très faibles cumuls de pluie, les gabarits de plantes ont été affectés et la production de grain a été fortement réduite. » Les restrictions d’irrigation n’ont quant à elles rien arrangé.

Et quelle qualité sous la bâche ?

Si les rendements sont à la baisse un peu partout, la qualité, elle, varie fortement. D’après Arvalis : « Les teneurs en amidon peuvent être parfois très faibles. La digestibilité des tiges et des feuilles devrait être bonne à très bonne pour les maïs récoltés précocement. Pour les récoltes tardives (fin septembre, début octobre), il est encore tôt pour se prononcer mais la digestibilité devrait être en retrait du fait de plantes vieillissantes. » Le bulletin d’analyses permet alors d’y voir plus clair et d’ajuster la ration.

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La vigilance est de mise à l’ouverture du silo. En effet, le contact de l’air sur le front d’attaque réveille les levures et moisissures responsables de l’échauffement du fourrage. Pour limiter sa propagation, il faut avancer rapidement : 10 cm/j en hiver contre 20 cm/j en été. La reprise est tout aussi importante : le désilage doit être propre et net et la bâche doit bien suivre l’avancée du front d’attaque.