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Dossier : Elections européennes

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Tour de l'Agriculture Française

Recréer du lien entre agriculteurs et acteurs de l’agriculture


Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

(©FEVEC)

Pour en savoir plus : www.fevec.fr

YouTube : TAF – Le Tour de l’Agriculture Française
Facebook : facebook.com/TourAgriFrance/ 
Blog : https://touragrifrance.jimdofree.com/

 

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Dossier : Toute l’actualité sur les salons agricoles SIA et SIMA 2019

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Tour de l'Agriculture Française

Recréer du lien entre agriculteurs et acteurs de l’agriculture


Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

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Dossier : Viande polonaise frauduleuse

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Tour de l'Agriculture Française

Recréer du lien entre agriculteurs et acteurs de l’agriculture


Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

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Dossier : Affaire Spanghero

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Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

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Dossier : Elections des chambres d’agriculture 2019

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Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

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Alexis Peulson le 18/01/2019 à 12:01

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Aujourd'hui, il nous parle d'un fonctionnement intéressant mis en place entre les agriculteurs et les vétérinaires dans les Monts du Lyonnais.

Ce n’est pas nouveau, l’agriculteur est souvent perçu comme quelqu’un de méfiant, qui pense toujours qu’on essaie « de le rouler ». Un sentiment que les agriculteurs trouvent juste au vu du peu de liberté qu’ils ont conservé dans leur profession. En effet, ils n’ont pas d’action sur le prix des céréales, les rumeurs parlent d’énormes marges que se font les coopératives grâce aux produits phytosanitaires et des rumeurs semblables se développent sur les marges que pratiquent les vétérinaires sur les médicaments. Une certaine ambiance de méfiance peut donc exister dans les campagnes.

Par exemple, dans les Monts du Lyonnais, zone caractérisée par une dominance de l’élevage, la relation éleveurs/vétérinaires a souvent été au centre des débats. Depuis une quarantaine d’années, de nouvelles structures et une nouvelle organisation ont vu le jour dans cette zone (la FEVEC, Fédération des Eleveurs et Vétérinaires En Convention). Un cabinet de vétérinaires conventionnés a été créé ainsi qu’une association d’éleveurs, l’AEML, Association des Éleveurs de Monts Lyonnais. Les éleveurs paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre d’animaux qu’ils possèdent. Cette cotisation, votée par les éleveurs, permet de payer les frais de déplacement et kilométriques des vétérinaires. Ainsi, le côté financier ne devient plus un facteur limitant dans la relation entre l’éleveur et le vétérinaire. En contrepartie, des règles existent pour éviter tout abus et les agriculteurs reçoivent de nombreuses formations zootechniques pour devenir plus autonomes. Autre atout : les vétérinaires sont totalement transparents et affichent chaque marge réalisée sur les médicaments.

L’objectif de ce fonctionnement est de permettre aux agriculteurs et aux vétérinaires de progresser dans leurs techniques, de redonner du sens au métier de vétérinaire, d’améliorer la relation sociale entre vétérinaires et éleveurs tout en essayant de limiter l’impact du côté financier qui existe entre les deux individus. Les éleveurs que j’ai rencontrés sont tous satisfaits de ce système et retrouvent une vraie relation avec leur vétérinaire. Du côté vétérinaire, ils donnent un nouveau sens à leur métier, plus cohérent et retrouve une vraie relation avec leurs éleveurs.

Quelles que soient les pratiques agricoles, quelles que soient l’époque ou les avancées techniques, les relations humaines ont été, sont et seront toujours présentes dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas faire en sorte de créer des relations logiques où les personnes progressent ensemble comme nous l’avons vu ici ? Réfléchissons maintenant à une organisation semblable pour les coopératives ou encore dans le secteur du machinisme.

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