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Dossier : Elections européennes

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Tour de l'Agriculture Française

Les néo-paysans


Alexis Peulson le 11/01/2019 à 13:52

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

YouTube : TAF – Le Tour de l’Agriculture Française
Facebook : facebook.com/TourAgriFrance/ 
Blog : https://touragrifrance.jimdofree.com/

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Dossier : Toute l’actualité sur les salons agricoles SIA et SIMA 2019

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Les néo-paysans


Alexis Peulson le 11/01/2019 à 13:52

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

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Dossier : Viande polonaise frauduleuse

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Les néo-paysans


Alexis Peulson le 11/01/2019 à 13:52

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

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Alexis Peulson le 11/01/2019 à 13:52

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

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Dossier : Elections des chambres d’agriculture 2019

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Alexis Peulson le 11/01/2019 à 13:52

Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

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Chaque semaine, Alexis Peulson vous fait part d'un fait marquant ou d'une expérience en exploitation agricole qu'il a vécue lors de son Tour de l'Agriculture Française, dont le Crédit Mutuel est partenaire. Cette semaine, il nous donne sa vision de l'évolution du mouvement des néo-paysans depuis les années 60.

Depuis quelques années, les chiffres confirment un mouvement qui a démarré à la fin des années 60 : les néo-paysans. Ce mot regroupe tous les nouveaux agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole. On retrouve aussi parfois le mot, un peu moins précis, de néo-ruraux. Lors de mon voyage, j’ai été confronté plusieurs fois à ce mouvement. Tout d’abord, en Bretagne, région où les chiffres montraient une diversité des agriculteurs : de plus en plus de femmes, de plus en plus de bio et de plus en plus de « non issus du milieu agricole », ces fameux néo-paysans. La vallée de la Drôme, où je me suis rendu en décembre, est un peu le berceau de ce mouvement. Les utopistes de Mai 68, qui étaient à l’époque à la recherche de terres peu chères pour inventer un nouveau système agricole se sont largement installés ici grâce à des prix intéressants. Outre leur origine non agricole, les néo-paysans sont souvent accompagnés d’un projet assez innovant, qui sort un peu du système agricole classique : vente directe, brasserie, diversification, paysan-boulanger …

Aujourd’hui, ce mouvement est désormais reconnu et pris au sérieux. Même si l’esprit de Mai 68 n’est plus le même, il reste un nombre, de plus en plus important, de salariés qui quittent leur emploi pour se reconnecter à la terre, à leur alimentation. Cette recherche de « sens » dans son travail se déclenche même de plus en plus tôt. Fini le cadre qui fait une crise de la quarantaine pour aller s’installer en montagne avec des brebis. Désormais ce sont des salariés de tout niveau social confondu et le phénomène se déclenche même chez les étudiants maintenant, qui ne trouvent aucun sens dans les formations qu’ils suivent (Vu les étudiants de mon école, je sais de quoi je parle !). Des ouvrages sont même consacrés : « Néo-Paysans, le guide (très) pratique » de Sidney Flament-Ortun et Bruno Macias, aux éditions France Agricole. Un seul bémol pour le développement de ce mouvement : la formation. Il est souvent formé à travers des associations (Fermes d’Avenir…) ou du réseau Wwoofing (Mise en relation d’agriculteurs bio, la plupart du temps sur des éco-lieux, qui recherchent de la main d’œuvre avec des personnes qui veulent apprendre et qui cherchent un hébergement et des repas).

(©Editions France Agricole)

Les différentes structures que j’ai rencontrées sont conscientes de ce mouvement qui monte et qui promet de nous offrir d’ici quelques années un paysage agricole français encore plus diversifié qu’aujourd’hui avec des tout petits et des très gros. Il faut donc travailler sur la formation de ces nouveaux acteurs de l’agriculture et de leur intégration dans ce milieu. Après tout, on a bien réussi à créer des statuts, une législation pour faire ressortir le caractère familial de l’agriculture, on peut bien trouver des solutions pour ces nouveaux agriculteurs.

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