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Dossier : Récoltes 2020

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Moisson dans l'Oise

Des résultats mitigés pour la coopérative Agora


TNC le 29/07/2020 à 13:30
Au 28 juillet, « il reste encore quelques hectares à récolter mais la moisson dans l’Oise et le Val d’Oise se finalise », annonce Agora. (©Agora)

Au 28 juillet, « il reste encore quelques hectares à récolter mais la moisson dans l’Oise et le Val d’Oise se finalise », annonce Agora. (©Agora)

Agora, coopérative agricole de l'Oise et du Val-d'Oise, dresse un premier bilan mitigé de sa collecte, à l’heure où la moisson touche déjà à sa fin dans ce département de Picardie.

Les résultats tranchent par rapport à l’an dernier : « après une moisson 2019 exceptionnelle tant en rendement, en qualité ou en rapidité de la moisson, la récolte 2020 est plus modeste et surtout plus contrastée en termes de rendement ». C’est ce qu’a annoncé Thomas Taldir, responsable céréales de la coopérative Agora dans un communiqué du 28 juillet. La collecte est en baisse, avec un niveau qui devrait être proche de celui de 2018.

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« La moisson s’annonçait précoce, ce fut le cas ! » Mais elle s’étale dans la durée : « plus d’un mois après le démarrage (autour du 18 juin), il reste encore des blés à récolter, du colza et des orges de printemps ». En cause : des épisodes pluvieux qui ont perturbé les travaux dans les champs et une maturité des grains qui se fait attendre dans certains secteurs.

Comme dans d’autres régions française, c’est l’hétérogénéité qui caractérise la récolte cette année : « on observe ce phénomène entre les régions Agora (Oise, Nord Val d’Oise, Eure) mais aussi au sein même des exploitations agricoles pouvant varier du simple au double. »

À l’origine du problème : les conditions climatiques défavorables cette année, qui ont réduit le potentiel de rendements. Mais « la météo a également rendu plus complexe la gestion des adventices ou la maîitrise des ravageurs avec par exemple le développement de jaunisse dans certaines parcelles de céréales », précise Agora.

« Les parcelles en semis très tardifs, après les derniers arrachages de betteraves ou pommes de terre notamment, ou les terres légères et superficielles ont été particulièrement pénalisées avec des rendements parfois très inférieurs à la moyenne 5 ans. Les parcelles en terres profondes ou ayant bénéficié d’une pluviométrie correcte bénéficient de bons voire très bons rendements. »

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