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Dossier : Innovations Agritechnica

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[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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Dossier : Incendie Lubrizol

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Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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Dossier : Sommet de l’Elevage

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[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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Dossier : Mal-être des agriculteurs

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[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».

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[Reportage] Dans les Hauts-de-France

Attente et incertitude face aux conséquences de l'incendie de Rouen


AFP le 02/10/2019 à 16:35

« On n'avait pas besoin de ça », souffle Pierrick Fontaine devant son exploitation de La Capelle, dans l'Aisne. À plus de 200 km de Rouen, les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol l'empêchent aujourd'hui de travailler normalement.

« A priori, il y a des particules qui seraient retombées dans le département. On va subir une chose pour laquelle on n’est pour rien », lâche-t-il avec amertume dans le hangar qui abrite quelque 80 vaches laitières. Son exploitation tourne au ralenti depuis la publication, lundi matin, d’un arrêté sanitaire limitant, « à titre conservatoire », les activités agricoles « par principe de précaution » dans une centaine de communes des Hauts-de-France. « On ne peut plus livrer le lait à notre laiterie, donc il ne va pas m’être payé (…) On ne s’attendait pas à ça. Ça complique le travail parce qu’on ne sait pas », confie cet exploitant agricole de 50 ans, qui salue toutefois une décision « indispensable » pour éliminer tout risque de contamination.

La levée de cette mesure dépendra des résultats des prélèvements menés par les services de l’Etat sur les productions animales et végétales dans les communes concernées, tandis que des contrôles réalisés dans l’air et l’eau ont confirmé l’absence de toxicité aiguë, selon l’ARS des Hauts-de-France.

Mardi après-midi, des agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) ont prélevé des échantillons chez Pierrick  Fontaine. « Ils ont pris du lait, de l’herbe et un peu de nourriture dans les silos », raconte l’exploitant, qui a lui-même constaté des dépôts de suie sur les housses des bottes de foin. Pour l’heure, il n’a d’autre choix que d’attendre la publication des résultats, « d’ici quelques jours ». Mais « il faut que ça aille vite (…) car on a tous des factures à payer », relève-t-il. Et le manque à gagner s’accroît de jour en jour. « Là, il y a 5 000 litres que je jette au caniveau, ce qui représente environ 2 000 euros. Dans certaines exploitations, ça va se chiffrer en dizaines de milliers d’euros… », alerte-t-il.

« Gros manque à gagner »

Selon le ministère de l’agriculture, au moins 1 800 agriculteurs ont été touchés par les résidus de suies depuis l’incendie la semaine dernière de l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, lors duquel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Même s’il n’en fait pas partie, Pierre Lecerf, producteur de fruits bio à Beaudignies (Nord), située entre deux communes concernées, a préféré mettre de côté les pommes récoltées ces derniers jours, par prudence, en attendant les résultats des analyses. Avec l’espoir de pouvoir rapidement les commercialiser. « Nous sommes en pleine période de cueillette. Ce n’est déjà pas une grosse année, donc si en plus il y a une interdiction…», confie-t-il à l’AFP, évoquant un potentiel « gros manque à gagner » sur ce qui constitue son « revenu de l’année ».

Ceux qui ne peuvent pas vendre leur production seront indemnisés grâce au Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministère. Mais son président a déjà dit refuser que les « cotisations des agriculteurs financent un sinistre causé par un tiers ». « Indemnisés, on le sera. Ce que je demande, c’est que ça aille vite », affirme, confiant, Pierrick Fontaine alors que l’Etat a indiqué que de premières indemnisations pourraient intervenir sous une dizaine de jours.

Mais pour le directeur de la Chambre d’agriculture du Nord Pas-de-Calais, Christian Durlin, « la question se pose également de savoir qui va porter la responsabilité des pertes si finalement l’arrêté est levé ». D’autant que « si le risque est avéré et que les cultures sont déclarées impropres à la consommation ou à la transformation, il y a encore toute une série de cultures dont les récoltes n’ont pas été faites », comme « les betteraves et les pommes de terre ». « Et que fait-on des bêtes qui pâturent ? Ça peut avoir des conséquences économiques très importantes ».