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Dossier : Viande polonaise frauduleuse

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Élections chambres d'agriculture 2019

Un scrutin sous la menace de l'abstention


TNC le 14/01/2019 à 17:30
Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Les syndicats candidats aux élections des chambres départementales d'agriculture, se tenant du 14 au 30 janvier, doivent mobiliser un monde agricole affaibli économiquement et se sentant incompris, dans une France secouée par le mouvement des gilets jaunes.

« Il y a des attentes sur le revenu, les éléments liés aux États généraux de l’alimentation », « mais ce qui nous revient aussi c’est l’indignation, l’incompréhension, que cause « l’agribashing » », rapporte Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le principal syndicat du monde agricole, à propos des échanges avec les agriculteurs. Par « agribashing », les agriculteurs désignent un ensemble de critiques jugées injustes et caricaturales, portant sur l’usage des pesticides ou encore les pratiques d’élevage.

Jérôme Despey estime que le taux d’abstention est une « préoccupation pour tous les syndicats » car « l’enjeu de la participation est déterminant pour montrer aux pouvoirs publics que le monde agricole est structuré et peut porter des revendications et des solutions ». Cette élection est également un test pour la représentativité des syndicats. La FNSEA, alliée aux Jeunes agriculteurs (JA), reste pour l’instant majoritaire dans les chambres d’agriculture.

Jusqu’à présent, les élections aux chambres d’agriculture ont été les élections consulaires qui ont le plus mobilisé. Mais, le mouvement des gilets jaunes, très fort dans le monde rural, a montré que les Français se détournent de plus en plus des corps intermédiaires que sont les syndicats.

Le sondage publié la semaine dernière sur notre site en témoigne : l’abstention pourrait atteindre 57,3 %, lors de ce scrutin. Au cours du scrutin de 2013, la participation avait déjà essuyé un recul, à 54,35 %. La FNSEA avait obtenu 53,39 % et les listes apparentées FNSEA/JA 0,54 %, en recul par rapport aux élections de 2007. Avec 20,49 %, la Coordination rurale (CR, plutôt conservatrice) a ravi la deuxième place à la Confédération paysanne (apparentée à la gauche), arrivée troisième avec 18,54 %, suivie du Modef (1,47 %, proche du Parti communiste).

Agriculteurs écœurés

Pour le patron de la Coordination rurale, Bernard Lannes, l’abstention n’est pas forcément une mauvaise chose : il y a des agriculteurs « écœurés », qui n’iront pas voter, « mais ce sont surtout des gens qui votaient FNSEA », assure-t-il. Il compte également sur le vote de « ceux qui sont en colère et qu’on va chercher avec le clic de « dégagisme » sur internet. Ils vont voter gilets jaunes », ajoute Bernard Lannes, qui revendique des points de convergence avec le mouvement qui secoue la France depuis deux mois.

La Coordination rurale, qui préside quatre chambres d’agriculture dont une avec la Confédération paysanne, estime qu’elle pourrait remporter une dizaine d’autres chambres où les résultats étaient très serrés en 2013.

La Confédération paysanne a elle des ambitions plus modestes en terme de conquête de chambres, après avoir vu son score se réduire lors des deux derniers scrutins. L’enjeu pour elle est de convaincre la nouvelle population agricole « hors cadre familial » qui vient de s’installer et qui pense « que les chambres d’agriculture ne servent à rien », explique son secrétaire général, Nicolas Girod. « Si on gère des chambres d’agriculture, c’est pour en faire des outils de développement, au service de tous les projets, de tous les paysans et les paysannes dans leur diversité », assure-t-il. « Il faut leur rappeler que les alternatives en agriculture », comme les cultures biologiques « ne sont possibles que parce que la Confédération pèse politiquement », ajoute son porte-parole, Laurent Pinatel.

Le vote électronique – grande nouveauté de ce scrutin 2019 – est officiellement ouvert depuis lundi 14 janvier à 8h, selon le site dédié. Mais les agriculteurs n’ont pas encore reçu le courrier comprenant le matériel de vote par correspondance ainsi que leur identifiant. Selon les dires des représentants de la Confédération paysanne, « le courrier n’arriverait à leur destinataire qu’entre le 19 et le 22 janvier ». En attendant, une vidéo de Chambres d’agriculture France explique comment voter.

Les résultats des élections seront connus au plus tard le 8 février. Le 20 mars, les présidents des 89 chambres départementales et ceux des chambres régionales (13 en comptant l’Ile-de-France) se réuniront à Paris pour élire le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

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Un scrutin sous la menace de l'abstention


TNC le 14/01/2019 à 17:30
Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Les syndicats candidats aux élections des chambres départementales d'agriculture, se tenant du 14 au 30 janvier, doivent mobiliser un monde agricole affaibli économiquement et se sentant incompris, dans une France secouée par le mouvement des gilets jaunes.

« Il y a des attentes sur le revenu, les éléments liés aux États généraux de l’alimentation », « mais ce qui nous revient aussi c’est l’indignation, l’incompréhension, que cause « l’agribashing » », rapporte Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le principal syndicat du monde agricole, à propos des échanges avec les agriculteurs. Par « agribashing », les agriculteurs désignent un ensemble de critiques jugées injustes et caricaturales, portant sur l’usage des pesticides ou encore les pratiques d’élevage.

Jérôme Despey estime que le taux d’abstention est une « préoccupation pour tous les syndicats » car « l’enjeu de la participation est déterminant pour montrer aux pouvoirs publics que le monde agricole est structuré et peut porter des revendications et des solutions ». Cette élection est également un test pour la représentativité des syndicats. La FNSEA, alliée aux Jeunes agriculteurs (JA), reste pour l’instant majoritaire dans les chambres d’agriculture.

Jusqu’à présent, les élections aux chambres d’agriculture ont été les élections consulaires qui ont le plus mobilisé. Mais, le mouvement des gilets jaunes, très fort dans le monde rural, a montré que les Français se détournent de plus en plus des corps intermédiaires que sont les syndicats.

Le sondage publié la semaine dernière sur notre site en témoigne : l’abstention pourrait atteindre 57,3 %, lors de ce scrutin. Au cours du scrutin de 2013, la participation avait déjà essuyé un recul, à 54,35 %. La FNSEA avait obtenu 53,39 % et les listes apparentées FNSEA/JA 0,54 %, en recul par rapport aux élections de 2007. Avec 20,49 %, la Coordination rurale (CR, plutôt conservatrice) a ravi la deuxième place à la Confédération paysanne (apparentée à la gauche), arrivée troisième avec 18,54 %, suivie du Modef (1,47 %, proche du Parti communiste).

Agriculteurs écœurés

Pour le patron de la Coordination rurale, Bernard Lannes, l’abstention n’est pas forcément une mauvaise chose : il y a des agriculteurs « écœurés », qui n’iront pas voter, « mais ce sont surtout des gens qui votaient FNSEA », assure-t-il. Il compte également sur le vote de « ceux qui sont en colère et qu’on va chercher avec le clic de « dégagisme » sur internet. Ils vont voter gilets jaunes », ajoute Bernard Lannes, qui revendique des points de convergence avec le mouvement qui secoue la France depuis deux mois.

La Coordination rurale, qui préside quatre chambres d’agriculture dont une avec la Confédération paysanne, estime qu’elle pourrait remporter une dizaine d’autres chambres où les résultats étaient très serrés en 2013.

La Confédération paysanne a elle des ambitions plus modestes en terme de conquête de chambres, après avoir vu son score se réduire lors des deux derniers scrutins. L’enjeu pour elle est de convaincre la nouvelle population agricole « hors cadre familial » qui vient de s’installer et qui pense « que les chambres d’agriculture ne servent à rien », explique son secrétaire général, Nicolas Girod. « Si on gère des chambres d’agriculture, c’est pour en faire des outils de développement, au service de tous les projets, de tous les paysans et les paysannes dans leur diversité », assure-t-il. « Il faut leur rappeler que les alternatives en agriculture », comme les cultures biologiques « ne sont possibles que parce que la Confédération pèse politiquement », ajoute son porte-parole, Laurent Pinatel.

Le vote électronique – grande nouveauté de ce scrutin 2019 – est officiellement ouvert depuis lundi 14 janvier à 8h, selon le site dédié. Mais les agriculteurs n’ont pas encore reçu le courrier comprenant le matériel de vote par correspondance ainsi que leur identifiant. Selon les dires des représentants de la Confédération paysanne, « le courrier n’arriverait à leur destinataire qu’entre le 19 et le 22 janvier ». En attendant, une vidéo de Chambres d’agriculture France explique comment voter.

Les résultats des élections seront connus au plus tard le 8 février. Le 20 mars, les présidents des 89 chambres départementales et ceux des chambres régionales (13 en comptant l’Ile-de-France) se réuniront à Paris pour élire le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

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TNC le 14/01/2019 à 17:30
Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Les syndicats candidats aux élections des chambres départementales d'agriculture, se tenant du 14 au 30 janvier, doivent mobiliser un monde agricole affaibli économiquement et se sentant incompris, dans une France secouée par le mouvement des gilets jaunes.

« Il y a des attentes sur le revenu, les éléments liés aux États généraux de l’alimentation », « mais ce qui nous revient aussi c’est l’indignation, l’incompréhension, que cause « l’agribashing » », rapporte Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le principal syndicat du monde agricole, à propos des échanges avec les agriculteurs. Par « agribashing », les agriculteurs désignent un ensemble de critiques jugées injustes et caricaturales, portant sur l’usage des pesticides ou encore les pratiques d’élevage.

Jérôme Despey estime que le taux d’abstention est une « préoccupation pour tous les syndicats » car « l’enjeu de la participation est déterminant pour montrer aux pouvoirs publics que le monde agricole est structuré et peut porter des revendications et des solutions ». Cette élection est également un test pour la représentativité des syndicats. La FNSEA, alliée aux Jeunes agriculteurs (JA), reste pour l’instant majoritaire dans les chambres d’agriculture.

Jusqu’à présent, les élections aux chambres d’agriculture ont été les élections consulaires qui ont le plus mobilisé. Mais, le mouvement des gilets jaunes, très fort dans le monde rural, a montré que les Français se détournent de plus en plus des corps intermédiaires que sont les syndicats.

Le sondage publié la semaine dernière sur notre site en témoigne : l’abstention pourrait atteindre 57,3 %, lors de ce scrutin. Au cours du scrutin de 2013, la participation avait déjà essuyé un recul, à 54,35 %. La FNSEA avait obtenu 53,39 % et les listes apparentées FNSEA/JA 0,54 %, en recul par rapport aux élections de 2007. Avec 20,49 %, la Coordination rurale (CR, plutôt conservatrice) a ravi la deuxième place à la Confédération paysanne (apparentée à la gauche), arrivée troisième avec 18,54 %, suivie du Modef (1,47 %, proche du Parti communiste).

Agriculteurs écœurés

Pour le patron de la Coordination rurale, Bernard Lannes, l’abstention n’est pas forcément une mauvaise chose : il y a des agriculteurs « écœurés », qui n’iront pas voter, « mais ce sont surtout des gens qui votaient FNSEA », assure-t-il. Il compte également sur le vote de « ceux qui sont en colère et qu’on va chercher avec le clic de « dégagisme » sur internet. Ils vont voter gilets jaunes », ajoute Bernard Lannes, qui revendique des points de convergence avec le mouvement qui secoue la France depuis deux mois.

La Coordination rurale, qui préside quatre chambres d’agriculture dont une avec la Confédération paysanne, estime qu’elle pourrait remporter une dizaine d’autres chambres où les résultats étaient très serrés en 2013.

La Confédération paysanne a elle des ambitions plus modestes en terme de conquête de chambres, après avoir vu son score se réduire lors des deux derniers scrutins. L’enjeu pour elle est de convaincre la nouvelle population agricole « hors cadre familial » qui vient de s’installer et qui pense « que les chambres d’agriculture ne servent à rien », explique son secrétaire général, Nicolas Girod. « Si on gère des chambres d’agriculture, c’est pour en faire des outils de développement, au service de tous les projets, de tous les paysans et les paysannes dans leur diversité », assure-t-il. « Il faut leur rappeler que les alternatives en agriculture », comme les cultures biologiques « ne sont possibles que parce que la Confédération pèse politiquement », ajoute son porte-parole, Laurent Pinatel.

Le vote électronique – grande nouveauté de ce scrutin 2019 – est officiellement ouvert depuis lundi 14 janvier à 8h, selon le site dédié. Mais les agriculteurs n’ont pas encore reçu le courrier comprenant le matériel de vote par correspondance ainsi que leur identifiant. Selon les dires des représentants de la Confédération paysanne, « le courrier n’arriverait à leur destinataire qu’entre le 19 et le 22 janvier ». En attendant, une vidéo de Chambres d’agriculture France explique comment voter.

Les résultats des élections seront connus au plus tard le 8 février. Le 20 mars, les présidents des 89 chambres départementales et ceux des chambres régionales (13 en comptant l’Ile-de-France) se réuniront à Paris pour élire le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

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Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Visuel de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine pour les élections des chambres d'agriculture 2019. (©Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine)

Les syndicats candidats aux élections des chambres départementales d'agriculture, se tenant du 14 au 30 janvier, doivent mobiliser un monde agricole affaibli économiquement et se sentant incompris, dans une France secouée par le mouvement des gilets jaunes.

« Il y a des attentes sur le revenu, les éléments liés aux États généraux de l’alimentation », « mais ce qui nous revient aussi c’est l’indignation, l’incompréhension, que cause « l’agribashing » », rapporte Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le principal syndicat du monde agricole, à propos des échanges avec les agriculteurs. Par « agribashing », les agriculteurs désignent un ensemble de critiques jugées injustes et caricaturales, portant sur l’usage des pesticides ou encore les pratiques d’élevage.

Jérôme Despey estime que le taux d’abstention est une « préoccupation pour tous les syndicats » car « l’enjeu de la participation est déterminant pour montrer aux pouvoirs publics que le monde agricole est structuré et peut porter des revendications et des solutions ». Cette élection est également un test pour la représentativité des syndicats. La FNSEA, alliée aux Jeunes agriculteurs (JA), reste pour l’instant majoritaire dans les chambres d’agriculture.

Jusqu’à présent, les élections aux chambres d’agriculture ont été les élections consulaires qui ont le plus mobilisé. Mais, le mouvement des gilets jaunes, très fort dans le monde rural, a montré que les Français se détournent de plus en plus des corps intermédiaires que sont les syndicats.

Le sondage publié la semaine dernière sur notre site en témoigne : l’abstention pourrait atteindre 57,3 %, lors de ce scrutin. Au cours du scrutin de 2013, la participation avait déjà essuyé un recul, à 54,35 %. La FNSEA avait obtenu 53,39 % et les listes apparentées FNSEA/JA 0,54 %, en recul par rapport aux élections de 2007. Avec 20,49 %, la Coordination rurale (CR, plutôt conservatrice) a ravi la deuxième place à la Confédération paysanne (apparentée à la gauche), arrivée troisième avec 18,54 %, suivie du Modef (1,47 %, proche du Parti communiste).

Agriculteurs écœurés

Pour le patron de la Coordination rurale, Bernard Lannes, l’abstention n’est pas forcément une mauvaise chose : il y a des agriculteurs « écœurés », qui n’iront pas voter, « mais ce sont surtout des gens qui votaient FNSEA », assure-t-il. Il compte également sur le vote de « ceux qui sont en colère et qu’on va chercher avec le clic de « dégagisme » sur internet. Ils vont voter gilets jaunes », ajoute Bernard Lannes, qui revendique des points de convergence avec le mouvement qui secoue la France depuis deux mois.

La Coordination rurale, qui préside quatre chambres d’agriculture dont une avec la Confédération paysanne, estime qu’elle pourrait remporter une dizaine d’autres chambres où les résultats étaient très serrés en 2013.

La Confédération paysanne a elle des ambitions plus modestes en terme de conquête de chambres, après avoir vu son score se réduire lors des deux derniers scrutins. L’enjeu pour elle est de convaincre la nouvelle population agricole « hors cadre familial » qui vient de s’installer et qui pense « que les chambres d’agriculture ne servent à rien », explique son secrétaire général, Nicolas Girod. « Si on gère des chambres d’agriculture, c’est pour en faire des outils de développement, au service de tous les projets, de tous les paysans et les paysannes dans leur diversité », assure-t-il. « Il faut leur rappeler que les alternatives en agriculture », comme les cultures biologiques « ne sont possibles que parce que la Confédération pèse politiquement », ajoute son porte-parole, Laurent Pinatel.

Le vote électronique – grande nouveauté de ce scrutin 2019 – est officiellement ouvert depuis lundi 14 janvier à 8h, selon le site dédié. Mais les agriculteurs n’ont pas encore reçu le courrier comprenant le matériel de vote par correspondance ainsi que leur identifiant. Selon les dires des représentants de la Confédération paysanne, « le courrier n’arriverait à leur destinataire qu’entre le 19 et le 22 janvier ». En attendant, une vidéo de Chambres d’agriculture France explique comment voter.

Les résultats des élections seront connus au plus tard le 8 février. Le 20 mars, les présidents des 89 chambres départementales et ceux des chambres régionales (13 en comptant l’Ile-de-France) se réuniront à Paris pour élire le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

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