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Dossier : Viande polonaise frauduleuse

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Chambres d'agriculture

De la « résignation » dans la hausse de l'abstention


AFP le 07/02/2019 à 15:59
Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

L'explosion de l'abstention lors des élections des chambres d'agriculture, dont le dépouillement se terminait jeudi, traduit une « résignation » du monde paysan, a confié à l'AFP le président des chambres, Claude Cochonneau, candidat à sa réélection.

Dernière élection professionnelle à voir sa participation régulièrement dépasser la barre des 50 %, le scrutin de renouvellement des chambres d’agriculture a vu cette année l’assiduité des votants chuter de 10 points, à environ 45 %. Une chute qui n’a pas nui à la FNSEA, qui reste majoritaire avec les Jeunes agriculteurs et rafle un nombre écrasant de départements, contrairement aux prévisions de certains de ses rivaux. « Cela reste un taux de participation, pour une élection professionnelle, largement au-dessus de la moyenne des autres secteurs, néanmoins, il ne faut pas négliger une baisse de la participation de presque 10 % en moyenne », a déclaré à l’AFP Claude Cochonneau. « C’est un peu de la résignation, et ce n’est pas bon », a-t-il déclaré, souhaitant « trouver les ressorts pour réenclencher une dynamique ».

Le phénomène n’est pas nouveau, selon le président des Chambres, qui a rappelé que 2013, année du précédent scrutin, avait déjà été marquée par une chute de la participation, à 54,34 %, plus de 10 points en-dessous du millésime 2007 (65,5 %), certes exceptionnel. La chute aurait selon lui été encore plus marquée si à l’époque, les agriculteurs n’étaient pas sortis de 2012, très belle année, notamment pour les céréaliers. « Il y avait une certaine dynamique en 2013 qui était liée à cette bonne année 2012 et qu’on n’a pas connue cette année hélas, avec les différentes crises qu’il peut y avoir le risque de peste porcine africaine, épée de Damoclès sur le porc, une année difficile sur le plan climatique, donc l’ambiance n’est pas du tout la même », a-t-il ajouté.

« Le métier d’agriculteur, c’est un métier qu’on gagne un peu à la « niaque ». Quand les gens n’ont plus cette niaque, ça se traduit aussi dans les votes, un peu désabusés », estimait Claude Cochonneau. Un climat d’autant plus lourd que les agriculteurs n’ont de cesse de dénoncer le dénigrement systématique ou « agri-bashing », dont ils estiment être victimes. Néanmoins, quelques motifs d’espoir subsistent, selon Claude Cochonneau, selon qui le monde paysan « compte beaucoup sur la loi Alimentation », évoquant les récents accords tripartites passés par les distributeurs, les industriels et les organisations de producteurs. « On est bien conscient que (les chambres ont) des marges de progrès en termes de contact avec les agriculteurs », a ajouté Claude Cochonneau, candidat à sa réélection. « On a peut-être une responsabilité dans les chambres, les élections c’est un bon moyen de se regarder dans la glace », a-t-il conclu.

>> Retrouvez les résultats officiels des élections des chambres d’agriculture 2019 département par département.

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Chambres d'agriculture

De la « résignation » dans la hausse de l'abstention


AFP le 07/02/2019 à 15:59
Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

L'explosion de l'abstention lors des élections des chambres d'agriculture, dont le dépouillement se terminait jeudi, traduit une « résignation » du monde paysan, a confié à l'AFP le président des chambres, Claude Cochonneau, candidat à sa réélection.

Dernière élection professionnelle à voir sa participation régulièrement dépasser la barre des 50 %, le scrutin de renouvellement des chambres d’agriculture a vu cette année l’assiduité des votants chuter de 10 points, à environ 45 %. Une chute qui n’a pas nui à la FNSEA, qui reste majoritaire avec les Jeunes agriculteurs et rafle un nombre écrasant de départements, contrairement aux prévisions de certains de ses rivaux. « Cela reste un taux de participation, pour une élection professionnelle, largement au-dessus de la moyenne des autres secteurs, néanmoins, il ne faut pas négliger une baisse de la participation de presque 10 % en moyenne », a déclaré à l’AFP Claude Cochonneau. « C’est un peu de la résignation, et ce n’est pas bon », a-t-il déclaré, souhaitant « trouver les ressorts pour réenclencher une dynamique ».

Le phénomène n’est pas nouveau, selon le président des Chambres, qui a rappelé que 2013, année du précédent scrutin, avait déjà été marquée par une chute de la participation, à 54,34 %, plus de 10 points en-dessous du millésime 2007 (65,5 %), certes exceptionnel. La chute aurait selon lui été encore plus marquée si à l’époque, les agriculteurs n’étaient pas sortis de 2012, très belle année, notamment pour les céréaliers. « Il y avait une certaine dynamique en 2013 qui était liée à cette bonne année 2012 et qu’on n’a pas connue cette année hélas, avec les différentes crises qu’il peut y avoir le risque de peste porcine africaine, épée de Damoclès sur le porc, une année difficile sur le plan climatique, donc l’ambiance n’est pas du tout la même », a-t-il ajouté.

« Le métier d’agriculteur, c’est un métier qu’on gagne un peu à la « niaque ». Quand les gens n’ont plus cette niaque, ça se traduit aussi dans les votes, un peu désabusés », estimait Claude Cochonneau. Un climat d’autant plus lourd que les agriculteurs n’ont de cesse de dénoncer le dénigrement systématique ou « agri-bashing », dont ils estiment être victimes. Néanmoins, quelques motifs d’espoir subsistent, selon Claude Cochonneau, selon qui le monde paysan « compte beaucoup sur la loi Alimentation », évoquant les récents accords tripartites passés par les distributeurs, les industriels et les organisations de producteurs. « On est bien conscient que (les chambres ont) des marges de progrès en termes de contact avec les agriculteurs », a ajouté Claude Cochonneau, candidat à sa réélection. « On a peut-être une responsabilité dans les chambres, les élections c’est un bon moyen de se regarder dans la glace », a-t-il conclu.

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Chambres d'agriculture

De la « résignation » dans la hausse de l'abstention


AFP le 07/02/2019 à 15:59
Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

L'explosion de l'abstention lors des élections des chambres d'agriculture, dont le dépouillement se terminait jeudi, traduit une « résignation » du monde paysan, a confié à l'AFP le président des chambres, Claude Cochonneau, candidat à sa réélection.

Dernière élection professionnelle à voir sa participation régulièrement dépasser la barre des 50 %, le scrutin de renouvellement des chambres d’agriculture a vu cette année l’assiduité des votants chuter de 10 points, à environ 45 %. Une chute qui n’a pas nui à la FNSEA, qui reste majoritaire avec les Jeunes agriculteurs et rafle un nombre écrasant de départements, contrairement aux prévisions de certains de ses rivaux. « Cela reste un taux de participation, pour une élection professionnelle, largement au-dessus de la moyenne des autres secteurs, néanmoins, il ne faut pas négliger une baisse de la participation de presque 10 % en moyenne », a déclaré à l’AFP Claude Cochonneau. « C’est un peu de la résignation, et ce n’est pas bon », a-t-il déclaré, souhaitant « trouver les ressorts pour réenclencher une dynamique ».

Le phénomène n’est pas nouveau, selon le président des Chambres, qui a rappelé que 2013, année du précédent scrutin, avait déjà été marquée par une chute de la participation, à 54,34 %, plus de 10 points en-dessous du millésime 2007 (65,5 %), certes exceptionnel. La chute aurait selon lui été encore plus marquée si à l’époque, les agriculteurs n’étaient pas sortis de 2012, très belle année, notamment pour les céréaliers. « Il y avait une certaine dynamique en 2013 qui était liée à cette bonne année 2012 et qu’on n’a pas connue cette année hélas, avec les différentes crises qu’il peut y avoir le risque de peste porcine africaine, épée de Damoclès sur le porc, une année difficile sur le plan climatique, donc l’ambiance n’est pas du tout la même », a-t-il ajouté.

« Le métier d’agriculteur, c’est un métier qu’on gagne un peu à la « niaque ». Quand les gens n’ont plus cette niaque, ça se traduit aussi dans les votes, un peu désabusés », estimait Claude Cochonneau. Un climat d’autant plus lourd que les agriculteurs n’ont de cesse de dénoncer le dénigrement systématique ou « agri-bashing », dont ils estiment être victimes. Néanmoins, quelques motifs d’espoir subsistent, selon Claude Cochonneau, selon qui le monde paysan « compte beaucoup sur la loi Alimentation », évoquant les récents accords tripartites passés par les distributeurs, les industriels et les organisations de producteurs. « On est bien conscient que (les chambres ont) des marges de progrès en termes de contact avec les agriculteurs », a ajouté Claude Cochonneau, candidat à sa réélection. « On a peut-être une responsabilité dans les chambres, les élections c’est un bon moyen de se regarder dans la glace », a-t-il conclu.

>> Retrouvez les résultats officiels des élections des chambres d’agriculture 2019 département par département.

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Dossier : Tour de l’Agriculture Française

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Chambres d'agriculture

De la « résignation » dans la hausse de l'abstention


AFP le 07/02/2019 à 15:59
Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

Claude Cochonneau, président de l'APCA, entouré de membres du bureau de l'APCA lors de la rentrée d'automne en septembre 2018. (©TNC)

L'explosion de l'abstention lors des élections des chambres d'agriculture, dont le dépouillement se terminait jeudi, traduit une « résignation » du monde paysan, a confié à l'AFP le président des chambres, Claude Cochonneau, candidat à sa réélection.

Dernière élection professionnelle à voir sa participation régulièrement dépasser la barre des 50 %, le scrutin de renouvellement des chambres d’agriculture a vu cette année l’assiduité des votants chuter de 10 points, à environ 45 %. Une chute qui n’a pas nui à la FNSEA, qui reste majoritaire avec les Jeunes agriculteurs et rafle un nombre écrasant de départements, contrairement aux prévisions de certains de ses rivaux. « Cela reste un taux de participation, pour une élection professionnelle, largement au-dessus de la moyenne des autres secteurs, néanmoins, il ne faut pas négliger une baisse de la participation de presque 10 % en moyenne », a déclaré à l’AFP Claude Cochonneau. « C’est un peu de la résignation, et ce n’est pas bon », a-t-il déclaré, souhaitant « trouver les ressorts pour réenclencher une dynamique ».

Le phénomène n’est pas nouveau, selon le président des Chambres, qui a rappelé que 2013, année du précédent scrutin, avait déjà été marquée par une chute de la participation, à 54,34 %, plus de 10 points en-dessous du millésime 2007 (65,5 %), certes exceptionnel. La chute aurait selon lui été encore plus marquée si à l’époque, les agriculteurs n’étaient pas sortis de 2012, très belle année, notamment pour les céréaliers. « Il y avait une certaine dynamique en 2013 qui était liée à cette bonne année 2012 et qu’on n’a pas connue cette année hélas, avec les différentes crises qu’il peut y avoir le risque de peste porcine africaine, épée de Damoclès sur le porc, une année difficile sur le plan climatique, donc l’ambiance n’est pas du tout la même », a-t-il ajouté.

« Le métier d’agriculteur, c’est un métier qu’on gagne un peu à la « niaque ». Quand les gens n’ont plus cette niaque, ça se traduit aussi dans les votes, un peu désabusés », estimait Claude Cochonneau. Un climat d’autant plus lourd que les agriculteurs n’ont de cesse de dénoncer le dénigrement systématique ou « agri-bashing », dont ils estiment être victimes. Néanmoins, quelques motifs d’espoir subsistent, selon Claude Cochonneau, selon qui le monde paysan « compte beaucoup sur la loi Alimentation », évoquant les récents accords tripartites passés par les distributeurs, les industriels et les organisations de producteurs. « On est bien conscient que (les chambres ont) des marges de progrès en termes de contact avec les agriculteurs », a ajouté Claude Cochonneau, candidat à sa réélection. « On a peut-être une responsabilité dans les chambres, les élections c’est un bon moyen de se regarder dans la glace », a-t-il conclu.

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