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Dossier : Crise sanitaire et reconfinement

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Pas-de-Calais

Autorisation de chasse de « régulation » de 10 espèces malgré le confinement


AFP le 06/11/2020 à 09:06

La préfecture du Pas-de-Calais a autorisé jeudi la chasse de dix espèces « susceptibles d'occasionner des dégâts » notamment de terres agricoles, malgré le confinement, une dérogation réclamée par les chasseurs et les agriculteurs.

Dans un communiqué, la préfecture indique ainsi que la « régulation » du sanglier, du chevreuil, du daim, du cerf Sika et de six espèces dites nuisibles (pigeon ramier, renard roux, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde et rat musqué) est autorisée. Ces espèces chassables sont « susceptibles d’occasionner des dégâts, notamment aux productions agricoles forestières », explique la préfecture, précisant néanmoins que le maintien de cette « activité d’intérêt général » doit se faire « dans le respect des règles sanitaires ». Cet arrêté fait suite à la demande mercredi exprimée par la FDSEA du Pas-de-Calais d’autoriser la chasse de 14 espèces dans le département, dont quatre non retenues par la préfecture : lapin de garenne, lièvre, faisan et étourneau sansonnet.

La secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba avait affirmé dimanche et lundi que les dérogations au confinement accordées aux chasseurs pour permettre la régulation de certaines espèces seraient limitées « au strict minimum », évoquant les sangliers et les cervidés.

Sur le sujet : Confinement – Les dérogations pour la chasse limitées « au strict minimum »

Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen avait cependant ensuite indiqué à l’AFP que ces dérogations pourraient concerner « 6 ou 7 espèces », ajoutant notamment les lapins, lièvres, faisans et pigeons. Ce à quoi, interrogée sur cette hypothèse lundi lors d’une conférence de presse, Bérangère Abba a simplement répondu « non ». Dans la lettre envoyée par le ministère aux préfets, vue par l’AFP, il est toutefois précisé que ces derniers pourront autoriser des prélèvements de sangliers et de cervidés, mais aussi « exceptionnellement » d’autres espèces chassables qui pourraient provoquer des dégâts. Il s’agit de « répondre localement à l’impératif de couvrir un maximum de dégâts économiques », a expliqué jeudi le ministère à l’AFP.

Le porte-parole de La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Yves Vérilhac, tout en s’étonnant « du zèle de l’administration qui veut autoriser la chasse le plus vite possible », a salué « la circulaire ministérielle qui interdit la chasse de loisir », et mis en garde contre « l’irresponsabilité de certains responsables cynégétiques qui veulent contourner l’arrêté ministériel ».

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