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Dossier : Covid-19 : les conséquences pour le monde agricole

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Coronavirus

La semaine des primeurs suspendue, nouveau coup dur pour Bordeaux


AFP le 13/03/2020 à 18:10

La semaine des primeurs, qui devait permettre aux professionnels de lancer le millésime 2019 de grands crus bordelais du 30 mars au 2 avril, a été suspendue vendredi pour cause de coronavirus, un nouveau coup dur pour les vins de Bordeaux, déjà en grande difficulté.

« Nos équipes travaillent actuellement à l’élaboration de solutions qui nous permettront de faire déguster le millésime 2019 à une date ultérieure. Nous les détaillerons dès qu’une évolution positive du contexte le rendra opportun », a annoncé l’Union des grands crus de Bordeaux (UGCN) dans un communiqué. La semaine des primeurs rassemble habituellement 5 000 à 7 000 négociants, importateurs, journalistes spécialisés, français et étrangers. Autour de cet événement officiel gravitent des dizaines d’autres dégustations de vins bio, crus bourgeois, côtes de Bourg… Ce système de commercialisation unique au monde permet à quelque 200 châteaux (sur 6 000) de vendre d’ici juin presque toute leur production, voire la totalité, et donc de dégager des liquidités.

« L’Union donne le la. On va certainement annuler des manifestations en parallèle mais les entreprises réfléchissent pour quand même faire déguster le millésime avec des rendez-vous individuels, des expéditions d’échantillons et des rencontres avec les acheteurs sur leur marché ultérieurement », a expliqué à l’AFP Christophe Chateau du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). « Ça va être un nouveau format primeur », a résumé ce directeur de la communication qui se dit surtout concerné par les conséquences mondiales du coronavirus.

« C’est le coup dur. L’économie mondiale est très impactée et la consommation de vin risque forcement de s’en faire ressentir », a-t-il poursuivi. Ces conséquences économiques liées à l’épidémie s’ajoutent à un contexte déjà difficile pour les vins de Bordeaux, dont la baisse des ventes est notamment liées aux exportations vers la Chine en recul depuis deux ans et vers les États-Unis, entravées par la taxe de 25 % appliquée mi-octobre par l’administration Trump.

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