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Dossier : Covid-19 : les conséquences pour le monde agricole

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Analyse des marchés financiers au 20 mars

Une chute historique dans l'attente d'une reprise


Crédit Mutuel Asset Management le 24/03/2020 à 14:42
(©Pixabay)

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Il y a maintenant plus d’un mois et demi que l’épidémie de coronavirus a commencé de capter l’attention du monde entier. A cette problématique sanitaire s’ajoute une chute sans précédent des cours du pétrole (-50 % depuis le début de l’année / le baril de brent sous les 22 $). La conjonction de ces évènements provoque une baisse généralisée des marchés. L'analyse de Crédit Mutuel Asset Management.

Depuis mi-février, les marchés « actions » ont entamé une baisse graduelle, qui s’est accélérée et transformée en une chute historique (-33,23 % pour le CAC 40 au 17 mars) sous l’impulsion des effets cumulés du coronavirus et de la chute de plus de 50% du baril de pétrole.

Pour autant, l’exposition des portefeuilles actions avait été légèrement réduite sur les titres les plus appréciés en 2019 dans l’attente des publications de résultats. L’impact majeur, sur un ou deux trimestres des drastiques réductions d’activité, impacteront prioritairement les sociétés peu rentables aux bilans tendus. La grande qualité des bilans des entreprises cotées n’est pas remise en cause. Les dividendes seront réduits. Nous pouvons cependant relativiser car les prévisions de ces montants par les entreprises étaient deux fois supérieures à la moyenne historique.

Sur le marché des actions, une sélection des valeurs les plus solides

Quand on regarde titre par titre, les perspectives de revalorisation sont très attractives. Globalement, les mesures mises en place par les différentes autorités (BCE, FED, Gouvernement) se succèdent, et ne provoquent logiquement aucun effet instantané mais elles permettront des conditions d’exploitation et de financement allégées à court moyen termes.

La baisse marquée des marchés actions permet de reconstituer de manière progressive les expositions sur les valeurs les plus solides, tout en conservant une très grande sélectivité (stock picking).

Dans ce contexte, Crédit Mutuel Asset Management a ajusté la structure des fonds ces dernières semaines en réduisant l’exposition aux secteurs les plus impactés. En particulier, il a cédé l’ensemble des positions sur le secteur de l’industrie aéronautique. Il a, à contrario, renforcé progressivement le secteur de la santé qui sera en pointe dans la lutte contre cette épidémie. A ce stade, il privilégie les entreprises de qualité avec un bilan solide, dont le modèle économique est résilient.

Une intervention massive des banques centrales et des Etats

Pour faire face au trou d’air du premier semestre, nul doute que les banques centrales et les gouvernements prendront des mesures exceptionnelles pour soutenir l’économie. Espérons qu’une solution à cette crise sanitaire sera trouvée dans les mois qui viennent. Dans ce scénario, Crédit Mutuel Asset Management met dès à présent en place une stratégie d’accumulation progressive en profitant de la baisse actuelle des marchés.

La semaine dernière, la BCE a décidé de ne pas bouger son taux directeur, ce qui a eu pour effet d’accélérer la baisse des marchés européens. Pour rappel, la FED avait d’ores et déjà réagi la semaine précédente en baissant ses taux directeurs de 50 bps. Depuis, pour essayer de calmer les tensions sur les taux, la BCE a annoncé un programme d’achat de dette exceptionnel de 750 Mds € jusqu’à la fin d’année.

L’amplification de la crise nécessite des plans massifs de soutien budgétaire des Etats ainsi que des injections fortes de liquidité par les différentes banques centrales. Ces mesures entraîneront une forte détérioration (a minima temporaire) des déficits budgétaires des Etats ainsi qu’une hausse de leurs besoins de financement sur les marchés. Dans ce contexte, on a assisté à une tension des taux longs de part et d’autre de l’Atlantique. Le taux 10 ans allemand s’est tendu pour s’établir à -0,15 %, il reste néanmoins sur des niveaux historiquement bas.

Un marché obligataire figé

La liquidité des marchés obligataires est fortement réduite sur les obligations souveraines et très faible sur les émetteurs privés.

Les primes de risques se sont fortement écartées, aussi bien pour les émetteurs privés (corporates ou financiers) que pour les émetteurs souverains (en particulier sur les pays périphériques mais également sur la France, dans une moindre mesure). L’annonce d’un programme d’achat exceptionnel de 750 Mds € de la BCE jusqu’à la fin d’année a néanmoins permis un premier dégonflement des primes de risques des émetteurs souverains.

« Les informations contenues dans le présent article sont fournies à titre indicatif, ne valent que pour le moment où elles ont été données et ne constituent ni des conseils juridiques et fiscaux, ni une sollicitation ou recommandation à l’investissement.
Si vous souhaitez investir, rapprochez-vous de votre conseiller financier qui vous aidera à évaluer les produits adaptés à vos besoins et vous présentera également les risques potentiels. Toute reproduction de ce document est formellement interdite, sauf autorisation de Crédit Mutuel Asset Management. »

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