Abricots

Pas de remise en question de la vente à la ferme, selon l’interprofession


AFP le 15/05/2019 à 16:35

L'interprofession des fruits et légumes a démenti mercredi les affirmations selon lesquelles la vente directe des abricots était rendue impossible par l'adoption d'une nouvelle norme.

La Confédération paysanne assurait mardi que l’interprofession avait voté une norme imposant à la vente directe d’abricots « les règles de calibrage et d’emballage actuellement en vigueur pour les détaillants », et obligeant de ce fait les paysans à s’équiper en matériel de calibrage coûteux et à sceller les abricots à confiture dans des emballages fermés.

« Cet accord ne remet pas en question la vente sur l’exploitation », a déclaré à l’AFP Daniel Sauvaitre, secrétaire général d’Interfel. « Quand je vends sur mon exploitation, quand je reçois chez moi les consommateurs, je ne suis pas gêné par cet accord. En revanche, dès que je vais sur les étals des marchés, ou d’un fruitier ou de la grande distribution, je suis tenu de respecter cet accord qualitatif », a-t-il précisé.

Cet accord vise à obtenir « une meilleure valorisation » en imposant un calibre minimum pour les abricots à la vente et est « à l’initiative des producteurs, dont certains très petits », a-t-il ajouté.

Interfel fait valoir par ailleurs que cet accord n’est qu’une reconduction d’une norme établie depuis plusieurs années. Une donnée que ne nie pas André Bouchut, représentant de la Confédération paysanne à Interfel à l’initiative de cette alerte, mais selon qui des contrôles vont désormais être conduits, susceptibles de pénaliser certains producteurs, ce qui n’était pas le cas auparavant.

« Aujourd’hui, l’interprofession – nous étions tous demandeurs -, s’est donné les moyens d’aller contrôler ce qui se passe », explique Daniel Sauvaitre. « Ce sont des contrôles sous l’autorité de professionnels, ils ont une vocation pédagogique, et visent à faire évoluer ceux qui n’avaient pas connaissance de cet accord, et à amener tout le monde à tirer vers le haut la qualité pour nos fruits et légumes », poursuit-il. Il souligne par ailleurs la « tolérance » en vigueur sur les marchés pour les tout petits producteurs.