Plan Ecophyto 2

Les industriels de la protection des plantes dénoncent des « mesures punitives »


Semences et plants le 27/10/2015 à 18:20

L’UIPP, qui représente les industriels de la protection des plantes, dénonce les mesures du nouveau plan Ecophyto 2, en particulier la mise en place des certificats d’économies de produits phytosanitaires.

Dans un communiqué, l’Union des industriels de la protection des plantes « dénonce la mise en place d’un dispositif franco-français contraignant, sans étude d’impact préalable, qui ne fera que nuire à la compétitivité de la ferme France ».

Pour l’instance représentant les fabricants de produits phytosanitaires, « le maintien des objectifs de réduction quantitative du plan Ecophyto 2 stigmatise l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et occulte les efforts menés sur le terrain par tous les acteurs de la filière agricole ». « Préserver la compétitivité de la ferme France au service d’une agriculture durable, innovante et performante doit rester une priorité », rappelle-t-elle.

« L’UIPP désapprouve également les Certificats d’économie de produits phytosanitaires (CEPP). La mise en place de dispositifs contraignants et punitifs, sans aucune étude d’impact économique préalable, accentuera les distorsions de concurrence déjà existantes et nuira à la compétitivité de l’agriculture française par rapport à celle de nos voisins européens. En allant au-delà de la réglementation européenne, cette disposition est totalement contradictoire avec le moratoire sur les normes environnementales annoncé par le Premier ministre il y a quelques semaines. »

« Nous regrettons que le Gouvernement fasse cavalier seul. Seul au niveau européen, car la France est l’unique pays à adopter des objectifs de réduction ne tenant pas compte de la réalité agronomique, explique Eugénia Pommaret, directrice générale de l’UIPP. Seul au niveau national, car le projet d’ordonnance de CEPP n’a pas fait l’objet de discussion avec les parties-prenantes. Nous resterons très vigilants sur les propositions à venir afin de contrer toute volonté d’aller au-delà de la réglementation européenne. »