De la vigne au vin

L’Entre-deux-Mers veut voir rouge


AFP le 28/05/2021 à 09:20

L'Entre-deux-Mers (entre Gironde et Dordogne), appellation historique en Bordeaux blanc sec du vignoble bordelais (cépages sauvignon blanc, sémillon, muscadelle, sauvignon gris), veut faire « bouger les lignes » et ouvrir le cahier des charges actuel de l'appellation vers le vin rouge, sans pour autant créer une nouvelle appellation.

Du vin rouge est produit de longue date dans cette partie du vignoble bordelais, mais écoulé sous les appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur. Pour Bruno Baylet, président du Syndicat de l’AOC Entre-deux-Mers, il s’agit à la fois « d’acter une réalité du terrain, de corriger un oubli historique du décret d’appellation de 1937, et de signifier une montée en gamme, en s’appuyant sur les meilleurs terroirs, les meilleurs élevages » de l’appellation, pour devenir « un peu comme un pendant du Saint-Emilion, mais de l’autre côté de la Dordogne ».

Selon le syndicat, près de 6 000 hectares de vigne rouge de l’aire d’Entre-deux-Mers, qui compte environ 270 viticulteurs, pourrait être éligible au nouveau cahier des charges. Dressé par le syndicat, il comporte une durée d’élevage long, les cépages traditionnels (merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc, malbec, petit verdot, ainsi que le castets, un cépage local historique). Le dossier a été déposé au niveau de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) et doit faire l’objet de commissions d’enquête.

L’objectif des viticulteurs serait une première récolte d’« Entre-deux-Mers rouge » pour 2022, voire 2023.

Les liqueurs de retour

Après le report de l’édition 2020 en raison de la crise sanitaire, le « Printemps des liqueurs » revient les 28, 29 et 30 mai. Cet événement bisannuel, créé en 2005 à l’initiative du Syndicat Français des Liqueurs, ouvre les portes d’une trentaine de distilleries et liquoristeries, pour certaines historiques, afin de faire découvrir au grand public la catégorie de spiritueux des liqueurs et crèmes de fruits, ses métiers et savoir-faire traditionnels.

Des épices aux fruits, des fleurs aux herbes, de la Franche-Comté à la Corrèze, de l’Isère à la Réunion, 33 maisons de métropole et d’Outre-Mer proposeront des visites adaptées – dans le respect des contraintes sanitaires -, initiations à la science des liquoristes, et des dégustations.

La 9e édition du Printemps de Liqueurs est placée sous le thème « Agri-cultures », pour mettre à l’honneur « les ponts entre les traditions agricoles d’ici et d’ailleurs » et « les rapports aux savoir-faire ancestraux », selon le mot d’Emmanuel Delafon, président du Syndicat.

Revenues en force ces dernières années à la faveur de la mode des cocktails et de la mixologie, les liqueurs comptent 830 références distinctes en France, une cinquantaine d’entreprises (dont 80 % de PME) pour une production annuelle de 89 millions de litres, à 54% destinée à l’exportation, selon les chiffres du Syndicat Français des Liqueurs.

Vinexpo à Shanghai en présentiel

Avec la troisième édition de Vinexpo Shanghai, du 20 au 22 octobre dans la capitale économique chinoise, le groupe Vinexposium tiendra son premier événement physique depuis le début de la crise sanitaire.

« Nous nous réjouissons de rassembler à nouveau les acteurs des vins et spiritueux au sein d’un événement qui fera la part belle aux dégustations et aux rencontres qui ont manqué à tous », explique dans un communiqué Rodolphe Lameyse, directeur général du premier organisateur mondial d’événements professionnels dédiés aux vins et spiritueux. « Le contexte de sortie de crise rendu possible par la vaccination marque la reprise d’une dynamique engageante avec un marché chinois qui offre des perspectives fortes en termes de création de valeur dans les cinq années à venir ».

Cette édition s’ouvrira à de nouveaux partenaires chinois, en réponse à une demande du marché local, et verra une participation renforcée des spiritueux, aux côtés de vins du monde entier.