Canicule

Fin des températures extrêmes, l’Europe respire enfin


AFP le 26/07/2019 à 14:58

L'Europe respire à nouveau vendredi grâce à la baisse sensible du mercure après une série de records qui l'ont porté jeudi bien au-delà des 40°C en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Outre les 42,6°C enregistrés à Paris et à Lingen, en Basse-Saxe allemande jeudi dans l’après-midi, la Belgique et les Pays-Bas ont aussi connu des niveaux de chaleur record avec 41,8°C à Begijnendijk, dans le nord de la Belgique et 40,4°C dans le sud batave. Ces brusques envolées du thermomètre ont provoqué en France d’importants incendies dans les champs moissonnés, grillant des milliers d’hectares de culture en Normandie (ouest), plus connue pour ses vertes prairies, mais aussi dans plusieurs autres régions.

Près de 2 000 hectares de terres agricoles ont aussi été détruits jeudi dans le nord. Dans le centre, environ 600 porcs sont morts dans l’incendie d’une exploitation agricole. La vigilance orange « canicule » subsiste encore ce vendredi dans moins de la moitié des départements initialement concernés (31 contre 60).

En Norvège, 30°C, c’est encore beaucoup trop 

En Angleterre, le thermomètre est redescendu après les 38,1°C enregistrés à Cambridge jeudi. Les services météo britanniques ont par ailleurs noté une bizarrerie dans la région de Lincolnshire (est) : en l’espace d’une heure jeudi, la température a gagné puis reperdu dix degrés, de 22°C à 32°C. « WOW », a tweetté le Met Office qui attribué le phénomène aux orages.

En Scandinavie, le thermomètre reste calé entre 30 et 35°C notamment en Finlande, où les services météo ont maintenu leur mise en garde pour le week-end. Les habitants se désolent de voir les lacs et principaux sites de baignade envahis par les algues bleues, conséquence de la chaleur. En Norvège, 30°C, c’est encore beaucoup trop. « Nous ne sommes pas habitués aux températures de l’Europe continentale », souligne le météorologue Terje Alsvik Walloe.

De même aux Pays-Bas, où la population, peu accoutumée à ces excès, s’est levée sonnée vendredi. « Je me suis réveillé à 4 h 00 du matin pour pouvoir aérer un peu. Erreur, il faisait encore 28 degrés ! », a tweeté un homme. Un autre aspirant à un paysage enneigé en a posté une photo : « Voilà ce que je veux. » Ces vagues de chaleur sont malheureusement appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique.