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Après la canicule, les orages menacent l’est de la France


AFP le 27/07/2019 à 14:09

La canicule a pris fin samedi sur l'Hexagone mais des risques d'orages persistent à l'est après les températures très élevées atteintes ces derniers jours.

Météo-France a levé samedi matin la vigilance orange canicule sur l’ensemble des départements. 22 départements − des Ardennes à l’Alsace sur la frontière nord-est, et de l’Ardèche à la Savoie plus au sud − restent en revanche concernés par la vigilance orange orages. « Outre de très fortes intensités pluvieuses, ces orages s’accompagneront localement de grêle (…) et d’un risque de rafales de vent », avertit Météo-France. « Les cumuls attendus de précipitations nécessitent un suivi particulier, avec des quantités de 30 à 50 mm possibles en une heure de temps, atteignant localement 80 à 100 mm » et des coulées de boue possibles ponctuellement dans les zones de relief, selon un nouveau bulletin. C’est surtout dans les Alpes que de fortes pluies sont attendues.

Vendredi, il a encore fait très chaud dans l’est, notamment dans la plaine d’Alsace où le mercure a atteint 37,4°C dans le village de Scheibenhard (Bas-Rhin), à la frontière allemande. Des orages violents se sont aussi abattus en fin d’après-midi vendredi sur l’Auvergne, comme à Vichy où la foudre et le vent ont endommagé de nombreux bâtiments et abattu des arbres, selon la préfecture de l’Allier. Météo-France a relevé jusqu’à 30 à 50 mm d’eau en une heure à certains endroits. Dans le Haut-Rhin, les pompiers sont intervenus environ 120 fois vendredi soir en raison des orages, pour des dégâts sans gravité. 

6 500 ha de terres agricoles brûlés, 4 000 pompiers mobilisés

La sécheresse qui sévit dans de nombreux territoires a aggravé l’assèchement des sols : 78 départements sont concernés par des restrictions d’eau. Pour les agriculteurs touchés, la Commission européenne a annoncé vendredi qu’ils pourraient demander des avances sur les aides européennes plus élevées pour redresser leurs trésoreries. Sécheresse et canicule augmentent les risques d’incendies. Plus de 6 500 ha de terres agricoles et de forêts ont brûlé en France jeudi sous l’effet conjugué de la canicule et de la sécheresse, mobilisant 4 000 pompiers, selon un bilan national de la Sécurité civile.

« L’ensemble du territoire national est concerné par le risque incendie », a expliqué le colonel Grégory Allione vendredi sur France Info. Selon lui, il y a « une nécessité pour tous ces départements qui n’en avaient pas l’habitude d’investir dans de nouveaux moyens (…) pour faire face à ces enjeux de développement de ces incidents liés aux feux de forêt ».

Alors que le seuil des 40°C n’était dépassé en France que de façon très exceptionnelle il y a un demi-siècle, des maximales jusqu’à plus de 43°C avaient été observées jeudi sur une grande partie du pays. Paris a ainsi battu son record absolu datant de plus de 70 ans (40,4°C en 1947), avec 42,6°C. Le ministère de la santé a toutefois indiqué que l’impact sanitaire de cet épisode de canicule semblait « à ce stade, modéré ». En Île-de-France, un pic de pollution à l’ozone a été atteint mercredi et Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, s’inquiète qu’avec le réchauffement climatique, « l’ozone estival pourrait poser une menace sérieuse pour la santé humaine, l’agriculture et les écosystèmes naturels en Europe ».