État des nappes phréatiques

« La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes »


TNC le 16/03/2020 à 14:08

Dans son dernier état des nappes phréatiques au 1er mars 2020, le BRGM est optimiste : « Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes phréatiques d’enregistrer de fortes remontées ».

Les pluies tombées depuis la fin septembre ont eu au moins le bénéfice de recharger les nappes phréatiques à défaut de pouvoir permettre aux agriculteurs d’avancer dans leurs travaux des champs. C’est ce qui ressort du point sur l’état des nappes d’eau souterraine au 1er mars 2020 réalisé par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

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« Après un étiage 2019 plus intense que la moyenne sur l’ensemble du territoire, la recharge a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes ».

État des nappes phréatiques au 1er mars 2020. Cliquez sur la carte pour l’agrandir. (©BRGM)

Si sur la moitié nord de la France, la recharge des nappes se poursuit et la situation s’améliore avec des niveaux situés soit autour de la moyenne soit hauts, la situation est plus hétérogène sur la moitié sud.

En effet, les précipitations ont été moins abondantes en janvier et février. Le BRGM indique cependant que la situation « demeure satisfaisante avec des niveaux autour de la moyenne à hauts » excepté pour les nappes alluviales de l’Adour et du Gave du Pau qui ont des niveaux sous la moyenne mensuelle. Concernant les nappes du couloir rhodanien et de l’est du Massif Central, les déficits pluviométriques enregistrés depuis plusieurs années ne sont pas encore effacés et les niveaux sont modérément bas à très bas. Enfin, la nappe d’Alsace au sud de Colmar enregistre, malgré la recharge de février, des niveaux modérément bas.

Mais le BRGM est optimiste : « En mars 2020, la pluviométrie devrait permettre de poursuivre la recharge de l’ensemble des nappes. Les éventuels déficits pluviométriques locaux auront un impact principalement sur les nappes réactives ». Et la pluie est en effet tombée en ce début du mois de mars sur la plupart des régions retardant les semis de printemps pour de nombreux agriculteurs.