Versement des avances des aides Pac

La FNSEA déçue par la gestion des versements


TNC le 17/10/2018 à 12:32

Depuis le 16 octobre, 4,3 milliards d’euros sont versés aux agriculteurs au titre des avances sur les aides Pac 2018. Bien qu'elle se félicite de la revalorisation obtenue sur cette campagne, la FNSEA s’insurge contre les retards accumulés lors des années précédentes et la volonté du gouvernement d’écarter certains agriculteurs, engagés dans des démarches particulières.

Attendus par les agriculteurs, les versements de l’avance sur les aides Pac 2018 ont démarré mardi 16 octobre. Des versements qui soulageront les comptes d’exploitations, éprouvés par la conjoncture économique difficile et un contexte climatique inédit persistant depuis le printemps. La FNSEA s’est félicitée, dans un communiqué, de la revalorisation des montants avancés à hauteur de 70 % pour les aides du premier pilier et 85 % pour celles du second, « obtenue grâce à sa détermination et des actions concertées aux échelons local, national et européen ».

Mais le syndicat majoritaire regrette fortement le refus du gouvernement français de « compléter l’acompte par un apport de trésorerie remboursable à hauteur de 90 % ». La FNSEA dénonce le choix « inadmissible » d’écarter les agriculteurs engagés dans des MAEC ou l’agriculture biologique, ne versant une avance sur le paiement vert qu’à 70 % des bénéficiaires.

Même si la campagne 2018 reprend un calendrier plus « normal », les campagnes 2016 et 2017 ne sont toujours pas soldées. En effet, les nombreux retards observés sur les contrôles et « visites rapides » bloquent le versement des aides tel que planifié par le ministère en juin 2017, pénalisant ainsi les exploitants. « Seuls 50 % des soutiens aux MAEC et un tiers des aides à l’agriculture biologique ont été versés pour la campagne 2016. Quant à 2017, les premiers versements viennent seulement d’être effectués ». 

Peu convaincue de la clôture des campagnes 2016 et 2017 avant 2019, la FNSEA interpelle le ministère et demande un respect des engagements de celui-ci en termes de calendrier, « afin que les agriculteurs puissent se concentrer sur d’autres sujets ».